American beauty

American beauty
Titre: American beauty
Réalisateur: Sam Mendes
Casting: Kevin Spacey, Annette Bening, Thora Birch
Genre: Drame
Durée: 2h02
Date de sortie: 02 Février 2000
Année de production: 1999

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SYNOPSIS:

Lester Burnham est un homme comme tant d'autres, pigiste dans une boite de publicité. La quarantaine, il vit avec sa femme Carolyn et leur fille Jane, adolescente complexée et mal dans sa peau dans un petit pavillon d'une banlieue calme. A première vue, on pourrait penser que leur famille est l'exemple type de la réussite dans un rêve américain caricatural. Mais à y regarder de plus près, on comprend que ce n'est là qu'une façade. Lester ne supporte plus sa vie de couple avec Carolyn. Il ne supporte plus ce qu'elle est devenue, c'est-à-dire une petite provinciale coincée et avide d'argent et de pouvoir. Alors Lester se met à fantasmer sur une autre vie. Une vie où il ne serait plus l'esclave de son patron, une vie où il n'aurait pas à entretenir des rapports hypocrites avec des gens qui l'insupportent. Et Lester commence, petit à petit, à se libérer: il drague une copine de sa fille, il se met à fumer de l'herbe avec le jeune fils de son voisin, il se remet à faire du sport, il démissionne de son poste pour s'engager comme serveur dans un fast-food...

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AVIS:

SCENARIO

Une des grandes forces de « american beauty » est son scénario très riche. En effet, dès la première scène l'on est captivité par la vie de cet homme pourtant banal au départ. D'ailleurs, tellement banal que le spectateur aurait du mal à accrocher si Lester ne le prévenait pas d'emblée: il va mourir. Cette prédiction intrigue et la curiosité est à son maximum. On suit donc une histoire post mortem. Le scénario est avant tout basé sur la métamorphose du personnage principal. On commence, en effet avec un homme frustré par la vie (la masturbation étant un aspect de cette frustration) en tout point de vue. Grâce à diverses rencontres notamment avec l'amie de sa fille et divers évènements, il va avoir un déclic et va refuser de continuer cette vie qu'il n'a pas choisit mais qui s'est imposé à lui. Se rendant compte de la médiocrité de sa vie, il va redécouvrir cette vraie vie que le travail et sa vie bourgeoise lui avait fait oublier. Cette transformation débute comme une crise d'adolescence: il se rebelle, pique des crises et fume des joints. Il décide, en effet de faire chanter sont ancien patron, il renoue avec la sexualité et qui plus est avec une amie de sa fille. C'est ainsi que tout au long du film, l'on suit son évolution qui l'amènera à voir la vie d'un autre ½il. C'est à dire de se contenter de bonheur simple et de voir la beauté la où elle se trouve et cela passe par les souvenirs de sa femme et sa fille telles qu'elles étaient avant. Et Sam Mendes nous met au même niveau que le personnage, de ce fait nous sommes solidaires de sa révolte et nous nous réjouissons de sa liberté retrouvée. Ce sujet est traité avec une justesse incroyable, étant parfois drôle ce film est avant tout dramatique et cela sans casser le rythme et en gardant cette atmosphère unique au film. De plus, il évite les erreurs habituels que sont les stéréotypes et en ce sens il n'a pas peur des critiques en nous montrant une famille en décomposition sans détour.
Au contraire, les personnages sont bien développés et sont très intéressants. En effet, Autour de lui gravitent une femme qui ne l'aime pas et reste avec lui par la contrainte du mariage, une fille rebelle qui se prend d'affection pour son voisin, fils d'un ex-marines nationaliste et homophobe, l'amie de sa fille en pimbêche frustrée d'être.

REALISATION

Le scénario n'est pas la seule réussite d'American Beauty, la réalisation très originale et très personnelle est magnifique. En effet, le réalisateur tout en sobriété parvient a créer une atmosphère de calme qui habite le film de bout en bout. De plus, certains plans sont vraiment sublimes visuellement en particulier les séquences de rêves et de fantasme qui sont assez étranges et surprenants mais également très beau. Sam Mendes réussi a traiter un sujet des plus sérieux qu'est les moeurs américains avec humour mais en évitant cependant les lourdes scènes prévisibles. De plus, on peut voir ce film comme un puzzle dont les pièces s'imbriques les une dans les autres pour au final nous donner la clé de l'énigme: qui et pourquoi va tuer Lester?

THEMES

American Beauty traite à l'origine de l'emprise du temps sur la vie de chacun, qui petit à petit nous fait oublier nos rêves d'adolescents et louper les petits moments de bonheur de chaque jour. L'autre thème du film est la "normalité". En effet, si les habitants de cette banlieue paraissent tous dérangés c'est pour mieux montrer que personne n'est "normal". Mais surtout, le réalisateur démonte point par point notre société moderne et cela ne concerne pas seulement la société américaine mais le monde occidental est également visé. En ce sens, American Beauty est une satire de la vie d'aujourd'hui. Par ailleurs il parle de beaucoup de sujets tabous ou très à la mode tels que l'homosexualité, le canabis, les relations conjugales ( et extra conjugales ), les relations employé-employeur, la folie des américains pour les armes et les conséquences qu'elles peuvent avoir.

SATYRE

C'est ainsi que la critique sociale est mordante et précise. Effectivement, la première chose critiquée est l'apparence qui est omniprésente, même dans les rôles secondaire, comme celui de la fameuse copine ou celui du petit ami de Jane.
Le film s'attaque également à cette société rongée par la frustration: par l'intermédiaire notamment d'Annette Bening qui ira trouver satisfaction ailleurs, tandis que son mari continuera de se masturber et également par le voisin dont l'homophobie semble être le résultat à des frustrations lié à des tendances sexuelles non acceptés. Le film s'en prend ensuite au patriotisme. Le voisin, un colonel à la retraite, mène sa famille avec autorité, ayant fait de sa femme une quasi-zombie et n'hésitant pas à élever son fils dans le droit chemin à coups de poings. La critique du pouvoir est aussi présente avec la possession d'armes à feu qui amplifie la sensation de pouvoir. Mais au-delà de toutes ces attaques précises, c'est le rêve américain qui est ouvertement dénoncé. En effet, la famille a atteint son rêve américain: être propriétaire d'une grande maison en banlieue, des salaires confortables, une fille mignonne. Pourtant, tout ceci n'est qu'illusion, puisque aucun des personnages n'est heureux et que le noyau familial explosera.

ACTEURS

Pour ce qui a trait aux personnages, ils sont tous très crédibles. Kevin Spacey n'a pas reçu un Oscar pour rien, il est merveilleux de vérité et de justesse. Le rôle lui colle à la peau et c'est un véritable plaisir de regarder comment il arrive à transformer son visage pour exprimer diverses sentiments. La mère, Carolyn Burnham (Annette Bening) est également très brillante dans le rôle de la femme bourgeoise, assez hypocrite, ne pensant qu'à l'apparence et avide d'argent, prête à sacrifier sa vie de famille à l'idée d'être connue. La fille, Jane Burnham (Thora Birch) est criante de vérité dans le personnage de fille rebelle, son jeu est sublime.

CONCLUSION

American Beauty est un véritable OVNI dans le paysage cinématographique moderne. C'est par ces idées, par sa mise en scène, par ses dialogues hilarants, par son sens de la situation et par ses acteurs, qu'American Beauty se révèle comme terriblement éblouissant. Ce film est un hymne à la vie, à l'amour, au bonheur. Et cette beauté reste perdure une fois le film fini, le spectateur ayant à son tour le droit de la voir et de la ressentir partout autour de lui. Toutes les pièces du puzzle s'accordent parfaitement et donnent un produit extrêmement abouti. Il est d'un réalisme impressionnant, décrivant avec efficacité comment on peut changer du tout au tout sur un simple coup de tête. Et il décrit aussi comment profiter de la vie, comment se rattacher à l'essentiel. Ce n'est pas qu'une histoire banale, c'est surtout un exemple pour nous expliquer que rien n'est figé, on peut faire ce qu'on veut de notre vie, ce film est magnifique car il sait vraiment comment montrer les choses pour choquer. Je conseille ce film à tous les cinéphiles qui aiment les métaphores subtiles du 7eme art et qui veulent ressortirent plus "matures" d'une histoire.

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NOTE:

19/20

# Posté le jeudi 18 août 2005 08:30

Modifié le mardi 30 mai 2006 07:13

Kirsten Dunst

Kirsten Dunst
BIOGRAPHIE:

Kirsten Dunst naît le 30 avril 1982 dans le New-Jersey à Point Pleasant très exactement. Les caméras ne lui font pas peur puisqu'elle débute derrière ces dernières dès l'âge de trois ans en jouant dans plus de soixante-dix spots publicitaires pour l'agence Ford. C'est Woody Allen, Francis Ford Coppola et Martin Scorsese qui lui donnent une première chance dans le cinéma en 1989 dans New York Stories. Mais c'est dans son film l'année suivante, Le Bûcher des vanités de Brian De Palma, qu'elle est est créditée pour la première fois au générique.

1994 sera l'année de la consécration mondiale. Choisie par Neil Jordan parmi 5000 candidates, elle obtient le rôle de Claudia dans " Entretien avec un vampire » de Neil Jordan aux côtés de Tom Cruise et Brad Pitt, ce premier grand rôle lui ouvre une nomination au golden globe, un Blockbuster Video Award, un MTV Award et le Saturn Award du meilleur espoir. Enchaînant avec Les Quatre Filles du docteur March (1994, Gillian Armstrong) et Jumanji (1995, Joe Johnston), elle devient l'une des jeunes actrices les plus prometteuses d'Hollywood. 1995 est aussi l'année où elle est élue comme l'une des 50 plus jolies femmes " people " : elle n'a que 13 ans !

Suit entre 1996 et 1998 son retour à la télévision, mais cette fois-ci non pas pour la publicité. Elle intègre la série " Urgences " dans plusieurs épisodes où elle incarne une ado paumée : une occasion pour elle de démontrer son potentiel dramatique.

Elle est unanimement saluée pour son rôle d'adolescente blessée dans The Virgin suicides (1999, Sofia Coppola) son rôle d'adolescente tourmentée et suicidaire nous dévoile la part la plus sombre d'elle-même. Elle y est bouleversante et sa performance est saluée par la critique du monde entier. Cette même année, elle se permet de refuser le rôle d'Angela d' " American Beauty ", futur gros succès mondial et récompensé aux Oscars. et confirme son statut en étant la tête d'affiche d'American girls (2000, Peyton Reed).

En 2002, elle est la fiancée de Spiderman dans la superproduction éponyme de Sam Raimi. En 2003, elle donne pour la première fois la réplique à Julia Roberts dans Le Sourire de Mona Lisa, avant d'enchaîner sur le tournage de Spider-Man 2 sa fraîcheur et son talent naturel font l'adhésion puisque le film sera un succès mondial sans précédent dans sa carrière mais annonce déjà qu'elle abandonnera son personnage après le troisième volet des aventures de l'homme araignée. 2004 est aussi l'année de " Wimbledon " une comédie romantique qui passe quelque peu inaperçue.

Ses projets sont nombreux, à commencer par une nouvelle romance " Elisabethtown ", une histoire d'amour entre une très jeune femme et un homme d'age mûr. En 2006, elle retrouvera Sofia Coppola dans " Marie-Antoinette " film sur la vie de la Reine dans lequel elle interprétera le rôle titre. 2007 sera également chargé avec " Spiderman 3 " toujours dirigé par Sam Raimi. Parallèlement à sa carrière devant la caméra, Kirsten Dunst est aussi une femme d'affaires puisqu'elle et sa mère possèdent leur propre compagnie de production. Portant le nom de Wooden Spoon Productions, elle symbolise la créativité des femmes. C'est la grand mère de l'actrice qui lui a inspiré ce nom.

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AVIS:

Kirsten Dunst, pourtant très jeune possède déjà une filmographie impressionnante. En effet, elle a déjà travaillé avec les plus grands du monde cinématographique: Brian de Palma, Woody Allen, Martin Scorsese, côté réalisateurs et Tom Hanks, Bruce Willis, Tom Cruise, Brad Pitt, Robert De Niro , Dustin Hoffman, Robin Williams côté acteurs. Enfant prodige d'Hollywood, à 22 ans, elle a déjà joué dans 33 films, c'est à dire autant que Nicole Kidman à 37 ans.

Capable d'éblouir aussi bien dans le registre dramatique que comique, elle est l'une des actrices les plus demandées actuellement. Par sa fraîcheur et sa grâce naturelle, elle se démarque des autres actrices fades et sans réel intérêt que l'on voit actuellement. Elle apporte, en effet une touche de douceur et de charme au cinéma hollywoodien. Nombreux de ces films sont des succès mondiaux, on retiendra notamment Virgin suicides dans lequel elle incarne une adolescente énigmatique et mystérieuse avec brio, mais également les deux volets de spiderman au triomphe incontesté même si sa performance n'est pas ce qu'il y a des plus convaincantes. En espérant qu'elle soit plus régulière dans ses prestations et qu'elle continue dans ses choix judicieux, on attend avec impatience la seconde collaboration avec Sofia Coppola dans "Marie Antoinette" mais également Elizabethtown avec Orlando Bloom ainsi que le troisième opus de la saga spiderman.

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FILMOGRAPHIE:

Spider-Man 3 (2006), de Sam Raimi
Marie-Antoinette (2005), de Sofia Coppola
Rencontres à Elizabethtown (2004), de Cameron Crowe
La Plus belle victoire (2003), de Richard Loncraine
Eternal sunshine of the spotless mind (2003), de Michel Gondry
Spider-Man 2 (2003), de Sam Raimi
Levity (2003), de Edward Solomon
Le Sourire de Mona Lisa (2002), de Mike Newell
Spider-Man (2002), de Sam Raimi
Kaena, la prophétie (2001), de Chris Delaporte
crazy/beautiful (2001), de John Stockwell
Get over it (2001), de Tommy O'Haver
American girls (2000), de Peyton Reed
The Crow 3 Salvation (2000), de Bharat Nalluri
Luckytown Blues (2000), de Paul Nicholas (2)
Virgin suicides (1999), de Sofia Coppola
Belles à mourir (1999), de Michael Patrick Jann
Dick, les dessous de la présidence (1998), de Andrew Fleming
Small Soldiers (1998), de Joe Dante
Strike! (1998), de Sarah Kernochan
Des hommes d'influence (1997), de Barry Levinson
Anastasia (1997), de Don Bluth
True Heart (1997), de Catherine Cyran
Urgences (1996) - Saison 3
Mother Night (1996), de Keith Gordon
Jumanji (1995), de Joe Johnston
Les Quatre Filles du docteur March (1994), de Gillian Armstrong
Entretien avec un vampire (1994), de Neil Jordan
Le Bûcher des vanités (1990), de Brian De Palma
New York stories (1989), de Martin Scorsese

# Posté le jeudi 18 août 2005 15:25

Modifié le samedi 29 avril 2006 07:00

Lost, les disparus

Lost, les disparus
Titre original: Lost
Nationalité: Américaine
Saisons: 2
Statut: en production
Créateurs: J.J. Abrams, Damon Lindelof
Année de création: 2004
Casting: Matthew Fox, Evangeline Lilly, Dominic Monaghan, Josh Holloway
Genre: Drame
1ère diffusion France: 25 Juin 2005 sur tf1

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SYNOPSIS:

Après le crash de leur avion sur une île perdue, les survivants doivent apprendre à cohabiter et survivre dans cet environnement hostile. Bien vite, ils se rendent compte qu'une menace semble planer sur l'île.

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AVIS:

Le sujet de cette série est des plus banal et déjà utilisé: des rescapés livrés à eux-même sur une île, cependant elle en demeure très prenante par ses nombreux et efficaces rebondissements. De plus, les décors de l'île sont magnifiques et en même temps terrifiants, donnant une atmosphère très pesante. En effet, la force première de lost est son mystère bien entretenue par le réalisateur, sachant nous faire des surprises à tous les épisodes. Ainsi, suspense et mystères qui vienne se rajouter les uns aux autres fait que nous suivons avec grand intérêt cette série. On se pose beaucoup de questions, on émet des hypothèses en attendant de savoir la clé de l'énigme, les intrigues sont en ce sens absorbantes. Et mine de rien, il y a une progression dans le récit parfois avec des explications tordus mais qui reste plausibles, cependant à chaque mystère élucidé un autre apparaît, étouffant le spectateur. La structure des épisodes est également très pertinente avec l'utilisation de flash back faisant le portrait d'un des personnages principal dans chaque épisode et l'on découvre chez chacun d'eux une vie quelque peu trouble.

De plus, la qualité des acteurs est indéniable et les personnages sont variés et plus interressants les uns que les autres. Les caractères des personnages sont bien exposés avec leurs histoires, leurs secrets et leurs peurs, et on est les témoins de l'évolution de ces personnage en milieu hostile. En effet, pendant les moments plus calmes, on apprend à mieux connaître les personnages, auxquels immanquablement on s'attache. En outre, le parallèle entre ce que les personnages vivent sur l'île et les flash-back sur leur vie avant le crash est toujours bien fait, et par cela l'on comprend certaines réactions qu'ils ont sur l'île. De plus, toutes les communautés ethniques ou les statuts sociaux sont représentés avec des comportements et des psychologies très stéréotypés: y a la blonde de bonne famille assez précieuse, le médecin au grand coeur, l' ancien de la garde républicaine de saddam hussein, le musicien drogué, la femme enceinte, le couple asiatique, la repris de justice, l'obèse.... Le casting des acteurs est à cet égard révélateur afin que chacun puisse s'identifier a un personnage.

A part cela, je ne peux que saluer la qualité de cette série, à tous les niveaux, tout est mélangé pour faire une sublime série télévisée. En ce qui me concerne, et bien que les deux séries n'aient vraiment rien en commun, je suis ravie d'avoir retrouvé après Friends une série que je ne raterais sous aucun prétexte. Cette série est excellente, peut être celle qui m'a le plus accroché pour le moment tant les personnages sont complets, l'histoire captivante et l'ambiance grandiose. Les émotions sont au rendez-vous à chaque épisode. Rien, absolument rien dans cette série ne contient une once de réalisme: les décors, la plastique des personnages, le thème des survivants après la catastrophe, quelque rebondissements mais toute la magie est là. On peut en cela se demander comment avec autant de stéréotypes et d'invraisemblances, les producteurs ont put nous concocter la série la plus captivante que je connaisse La réponse est en partie dans la façon mystérieuse, et par petites scènes, de présenter les personnages et ce qu'ils vivent en écho avec ce qu'ils ont vécu. Bref , une série hors du commun qui possède tous les ingrédients pour devenir un grand succès populaire.

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NOTE:

19,5/20

# Posté le lundi 22 août 2005 14:51

Modifié le samedi 29 avril 2006 07:16

Ed Wood

Ed Wood
Titre: Ed Wood
Film américain
Réalisateur:
Tim Burton
Casting: Johnny Depp, Martin Landau, Patricia Arquette
Genre: Comédie dramatique, Fantastique, Biographie
Durée: 2h06
Date de sortie: 21 Juin 1995
Année de prodution: 1994
Budget: 18 millions de $

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SYNOPSIS:

Edward Davis Wood Jr est certain de sa vocation de cinéaste, et plus encore de son talent, qu'il estime immense. Il est le seul de cet avis et, régulièrement, les producteurs le chassent de leurs bureaux où il s'obstine naïvement à proclamer son enthousiasme. Il est vrai que son habitude de s'habiller en femme ne facilite pas les premiers contacts. Ed fait la connaissance de l'acteur Bela Lugosi, qui fut un Dracula de légende et qui, vieilli et drogué au dernier degré, ne survit plus que comme son ombre. Immédiatement, le cinéaste décide d'inclure l'acteur laminé dans sa prochaine oeuvre, dont une pieuvre mécanique, dérobée dans un studio désert, fournit l'embryon de scénario...
Ainsi, Ed Wood est une évocation de la vie d'Ed Wood, réalisateur considéré de son vivant comme le plus mauvais de tous les temps, aujourd'hui adulé et venéré par des milliers d'amateurs de bizarre et de fantastique à travers le monde.

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AVIS:

Ce film de tim burton marque la deuxième collaboration de burton avec depp et comme pour edward aux mains d'argent, cette collaboration est plus que fructueuse.

SCENARIO

Le film raconte l'histoire d'Ed Wood, cinéaste des années 50 devenu culte en étant élu comme le réalisateur le plus mauvais de tous les temps. On découvre à travers ce très jolie film la vie d'un homme qui a toujours pensé que le succès viendrait un jour et malgré ses nombreux échecs n'a jamais dévié de sa voie. En effet, persuadé d'être le digne successeur d'Orson Welles, grand amateur de films fantastiques et fan de Bela Lugosi, Ed Wood a passé sa vie à essayer de tourner des films qui n'eurent jamais aucun succès. C'était la grande époque des Frankenstein et Dracula, Ed Wood voulait s'inscrire dans ce courant. Cependant, totalement dénué de talent et pas plus d'argent, il ne réalisa qu'une longue succession de navets devenu aujourd'hui mythiques. Tournage en quelques jours, comédiens affreusement mauvais, décors en cartons pate et bien souvent sans moyens financier mais toujours prêt à tourner. Besoin de tourner des films mais également besoin de se travestir, ceci découle de son enfance durant laquelle sa mère, déçue de n'avoir pas eu de fille, l'habillera en robe et ce jusqu'à ce que le jeune Ed ne s'y oppose. Durant toute sa vie, Ed Wood dirigera des films aussi mauvais les uns que les autres, espérant réaliser LE film qui le consacrera. Cependant, comprenant qu'il ne serait jamais un grand réalisateur, il sombra lentement dans l'alcool et la dépression. Il mourut le 10 décembre 1978 à Hollywood et fur consacré deux années plus tard comme le plus mauvais réalisateur de l'histoire.

C'est ainsi, que nous assistons au déclin d'Ed Wood, aveuglé par sa passion et ne voyant dans ses navets que de purs chefs d'oeuvres. S'il ne fut pas connu et reconnu pour son talent, il le fut au moins pour sa témérité, son courage, sa générosité, son charisme et pour avoir été l'un des hommes les plus passionnés de l'histoire. Sans mièvrerie, Burton nous raconte le parcours atypique et tragique d'un homme profondément amoureux du cinéma qui pensait avoir du talent. Ce n'est par conséquent, pas seulement d'une biographie mais aussi un film émouvant et surtout drôle.

PERSONNAGE

Ed wood se révèle en effet être un passionné qui serait près à tout pour avoir une place dans le monde du cinéma. Vous allez en effet, voir un personnage motivé qui va jusqu'au bout de ce qu'il entreprend et qui vivait pour le cinéma et non pour l'argent que ses films auraient pu lui rapporter. Sa passion le poussait à faire des films tout en sachant qu'il n'aurait aucun succès. On pourrait parler d'aveuglement, je n'y vois que de l'enthousiasme. Edward Wood croit à la force du 7e Art. Les différents moment où l'on voit la confections de ses films sont incroyables tant la passion avec laquelle Wood les faits sont transcrits de manière saisissantes. Ed Wood ne vit que pour ses passions, il se détruit pour elles, il part dans tous les sens sans jamais savoir quelle est sa priorité. En ce sens, il ne vivait que dans sa tête, dans son monde bien défini, incapable de réagir dans le sens de la réalité.
Malheureusement il n'avait quasiment aucun talent, du moins sa trop grande naïveté l'empêchait d'appréhender le monde avec suffisamment de réalisme. Mais Ed Wood est avant tout un personnage fascinant, un OVNI, un cinglé juste déjanté comme il faut pour être unique et attachant.

REALISATION

Intrigué par ce personnage hors norme, Burton a su en décrire toute l'étrangeté et en donné une oeuvre majeure sur un personnage majeur du cinéma. Ce film pourrait être une biographie comme les autres mais c'est sans compter sur la patte habile et original de M. Burton. En effet, Burton en nous racontant cette histoire nous fait rentrer dans l'univers de conte et de magie qui lui est propre, ce qui n'est pas simple pour un film avant tout biographique. Nous prouvant que pour lui, tout est possible.
Ed Wood est un héros à part dans l'oeuvre de Tim Burton au sens où c'est le plus réel de ses personnages. Cependant, il est exactement comme Edward, comme Jack Skelington, comme beetlejuice, comme Bruce Wayne, il vit dans un monde de rêve, dans un univers en décalage. D'où les choix esthétique de Tim Burton, le plus visible est le choix du noir et blanc qui colle au désir de réalisme, ajoutant un charme à ce film. Tim burton réussi de plus à donner a son film un reel aspect retro, tout d'abord par le noir et blanc, mais également par le jeu des acteurs, la musique, la mise en scène semblent tout droit sortis des années 50-60. On peut remarquer également le soucis d'exactitude du réalisateur que l'ont retrouve dans toutes les oeuvres de Tim Burton mais qui semble atteindre son apex dans Ed wood. En effet, les films d'Ed Wood sont recrées avec une précision magique et ce malgré la difficulté.

ACTEURS

Tim Burton s'est entouré de grands acteurs tels que Johnny Depp dans le rôle principal qui a trouvé le moyen de montrer l'étendu de son talent. Il joue un Ed Wood émouvant, acharné, rêveur, parfois pathétique et drôle sans le ridiculiser. Johnny Depp traduit d'ailleurs de manière incroyable cet émerveillement enfantin face à son idole. Les seconds rôles sont également très intéressants, constitués de personnages hauts en couleur notamment Martin Landau en Bela Lugosi. Bref de magnifique acteurs, sans oublier les maquilleurs qui parvienne à nous faire croire que tout ces gens sont encore vivant.

CONCLUSION

Ce film est tout simplement une magnifique biographie d'Ed Wood. Tour à tour drôle, très tendre, émouvant, passionnant et triste cet hommage au "plus mauvais réalisateur de tout les temps" conteste exceptionnel. C'est un film que l'on oublie pas car très chaleureux, très humain, Tim Burton fait de Ed Wood un personnage attachant, que l'on regrette vraiment qu'il n'ait pas eu le succès escompté.
Si Ed Wood est un film aussi émouvant c'est parce que Burton s'y délivre avec une grande sincérité toujours présente. Ed Wood est peut-être techniquement le plus parfait des films de Tim Burton, c'est également le plus abordable pour les réticent à son univers si particulier. En effet, il est esthétiquement beaucoup moins personnel qu'un edward aux mains d'argent, il possède la passion et l'émotion. Ce n'est pas un film à regarder en mangeant, il faut prendre la peine de s'y plonger et afin d'être transporté dans ce monde tellement réel et improbable à fois.

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NOTE:

16/20

# Posté le mercredi 24 août 2005 12:12

Modifié le mardi 30 mai 2006 07:10

Deux en un

Deux en un
Titre: Deux en un
Titre original: Stuck on you
Film américain
Réalisateur: Bobby Farrelly, Peter Farrelly
Casting: Matt Damon, Greg Kinnear, Eva Mendes
Genre: Comédie
Durée: 1h58
Date de sortie: 07 Janvier 2004
Année de production: 2003
Box Office France: 139 979 entrées

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SYNOPSIS:

Bob et Walt sont plus que des frères, ils sont siamois. Loin d'être un malheur, cette situation leur vaut un succès inespéré dans leur petite bourgade. Ils excellent dans tout, que ce soit pour faire des hamburgers à leur resto où pour marquer des buts au sein de l'équipe locale de hockey. Ils ne se quittent jamais et sont très heureux de la situation. Mais Walt rêve de faire du cinéma. Malgré sa réticence, Bob accepte. Arrivé à Hollywood, Walt décroche son premier rôle mais dans un film porno. Puis, la diva Cher les engage dans sa nouvelle série. Alors qu'elle espérait torpiller le show pour se libérer de son contrat, l'émission fait un tabac. Après trois ans de chat sur Internet, Bob va rencontrer May qui ignore tout de la situation. Les deux frères sont confrontés à une décision qui changera leur vie à jamais. C'est ainsi que, l'aventure leur procurera la gloire, la romance et une nouvelle perspective sur le lien qui les uni.

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AVIS:

REALISATEUR

Depuis déjà quelques temps maintenant, les frères Farrelly ont acquis une certaine notoriété au sein de la production américaine s'adaptant parfaitement au système hollywoodien. En effet, leurs films ont souvent mis en scène quelques stars parmi lesquels on peut trouver Cameron Diaz , Jim Carrey, Ben Stiller et maintenant Matt Damon. Après leur comédie au succès incontestable: Dumb & Dumber, Fous d'Irene, L'Amour Extra-Large, Mary à tout prix, on les retrouve à suivre les péripéties de deux frères siamois à Hollywood. Et comme à chaque fois, il est question de marginaux, de personnages constamment en décalage par rapport aux normes régissant notre société. Cependant, avec deux en un, ils changent quelque peu de style: fini les gros gags trash à la "mary à tout prix", ils ont misé sur un ton plus romantique. Ils ont de plus réussi le pari de baser une comédie sur des frères siamois sans jamais tomber dans la vulgarité ou la moquerie facile. Cependant, le cinéma des Farrelly ne nous émeut pas, montrant leur limites: ils ne savent pas filmer tout ce qui est de l'ordre de l'intime.

SCENARIO

Dans ce film, pas d'apitoiement, juste la joie de vivre, à peine déranger par un handicap dont les deux frères ont appris à utiliser à leur avantage et à en rire. Ils sont d'une efficacité redoutable quand il s'agit de préparer des hamburgers en un minimum de temps ou encore quand ils se retrouvent confrontés à une bande de types qui cherchent la bagarre en discothèque. C'est ainsi qu'ils vont faire de leur infirmité, un atout majeur. En d'autres termes le film nous dit simplement qu'être siamois n'a rien de déplaisant, et ne comporte que des bons côtés. Ce film des frères Farrelly est à l'image de leurs précédentes productions : absurde, assurément, mais point méchant pour autant et preuve évidente d'un réel talent comique même en face d'un sujet à risque. Le contraste entre californiens cyniques et abrutis avec une Nouvelle Angleterre plouc mais cultivée et quelques autres scènes insolites feront sourire mais sans jamais tomber dans la blague de mauvais goût. Il n'est donc pas question de s'apitoyer, on va les voir en sportifs, en travailleurs, en amoureux, bref, dans tous les actes de la vie quotidienne.

REPROCHES

Cependant, le parcours des deux frères à Hollywood est beaucoup trop prévisible, les quelques gags qui parsèment le film vous arrachent un sourire mais ne font jamais rire aux éclats. On suit les aventures des deux siamois d'un oeil distrait faute à une manque de consistance du scénario. De plus, l'histoire n'évite pas la morale prévisible sur la tolérance et l'acceptation de soi, ce constat quelque peu simpliste démontre les limites du discours des réalisateurs. Le film montre deux frères siamois qui n'ont aucun problème à vivre, toutes les situations sont tournées à la dérision alors que ce handicap doit réellement causer des difficultés dans la vie de tous les jours, en cela je doute que de vrai siamois y croient vraiment.

ACTEURS

Quant aux acteurs Matt Damon et Greg Kinnear ont su s'adapter parfaitement à l'humour des Farrelly. En effet, le rôle des frères siamois n'avait rien de facile à interprété. Matt Damon est Bob, il est comme son frere présent sur toute les scènes, dans tous les plans. Plus habitués aux films d'action, il nous prouve ici qu'il est également bon dans le registre comique. Greg Kinnear est Walt. Dans la première partie, son jeu est un peu léger mais il gagne en crédibilité pendant et après le passage à Hollywood. Les deux femmes sont quant à elle plus en retrait, elles sont là seulement pour donner la réplique, c'est un peu dommage car l'histoire perd en crédibilité.

CONCLUSION

En bref, quelques bons rebondissements, quelques autres plus tirés par les cheveux, des scènes un peu longues. Le film est une comédie, burlesque à certains moments, jamais sérieuse, et il n'y a finalement pas grand chose a en retenir.

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NOTE:

10/20

# Posté le jeudi 25 août 2005 04:43

Modifié le mardi 30 mai 2006 07:06