Mean creek

Mean creek
Date de sortie: 29 Septembre 2004
Réalisateur: Jacob Aaron Estes
Casting: Rory Culkin, Trevor Morgan, Ryan Kelley
Film américain.
Genre: Drame
Durée:
1h 29min.
Année de production: 2004
Titre original: Mean Creek


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SYNOPSIS:

Aux États-Unis dans l'état de l'Oregon , Sam, un jeune adolescent est devenu le souffre douleur de George, un enfant violent et lunatique. Après de longues semaines, Sam finit par avoué à son grand frère Rocky qui l'assomme de questions, qu'il est la victime impuissante du gros George. Son frère aîné, va alors lui proposer de se venger de lui d'une façon bien originale. En effet, accompagnés de leurs amis, ils vont inviter George à une ballade en bateau sur la rivière à l'occasion du soi disant anniversaire de Sam, puis ils obligeront George à se déshabiller et à rentrer chez lui tout nu, lui faisant ainsi payer toutes ces humiliations qu'il a fait subir à Sam et à bien d'autres. George accepte.
C'est ainsi que Mean creek met en scène une bande d'adolescents entre 13 et 17 ans.


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AVIS:

Pourtant passé inaperçu lors de sa sortie, mean creek est pourtant un excellent film.

LE DEPART

Dès le début du film, on est emmené dans cet univers où la beauté se confond avec l'angoisse. Ceci par l'intermédiaire de la réalisation qui délivre au film un véritable style. Tout d'abord, la caméra est au plus proche des acteurs de par notamment les gros plans mais aussi par l'insertion d'images provenant de la vidéo que George tourne de la balade, donnant un côté intimiste au film. On a ainsi l'impression d'être avec eux sur le bateau. De plus le réalisateur nous offre un paysage magnifique et étonnant, les images sont lumineuses. L'on peut ainsi voir des hautes montagnes, sur lesquelles s'étalent des forêts touffues, une flore et une faune splendides et sauvages, une eau de cristal. Accompagnés des bruits de l'eau qui coule et qui vient s'empaler sur les rochers, ces images, donnent au film une ambiance très particulière, que l'on peut qualifier de poétique. Cependant, la manière de filmer du réalisateur laisse présager quelque chose d'inattendue. En effet, la caméra tremblotantes suggère une certaine instabilité de la situation: même s'ils rient, s'ils s'amusent, s'il fait beau et que les paysages sont magnifiques, tout cela ne va pas durer. Cet effet de caméra prépare ainsi la dramatisation de l'histoire.

LA BALLADE EN BATEAU

Durant leur périple sur la rivière, les conspirateurs vont peu à peu découvrir un nouveau visage de George, beaucoup moins bête et méchante qu'elle n'y laissait paraître de prime abord, qui les amènera alors à douter du bien fondé de leur punition.
En effet, George se révèle être au delà des apparences un garçon mal dans sa peau et qui ne cherche qu'à se faire des amis, la bande va même finir par apprécier sa compagnie. On se rend compte qu'en fait il cache son malaise et sa solitude par une agressivité envers ses camarades de classe. Dès lors, d'un commun accord, ils décident d'abandonner leur plan vengeur mais ceci n'est pas au goût de Marty qui va lancer le fameux jeu action/vérité. A partir de là, tout va basculer dans le drame et l'horreur.

LES REMORDS

Une fois le drame mis en place, le réalisateur prend son temps, nous offrant de très beaux moments de solitude et de culpabilité pour mieux nous préparer au dénouement final. Jouant avec les scènes lentes, avec de longs silences, il va nous tenir en haleine jusqu'à la fin. Et puis, il y a le cas de conscience et la responsabilité. Tous, sauf Marty décideront d'assumer leurs actes et de se livrer à la police. Ces derniers moments constituent le passage le plus bouleversant du film, la tension est à son apothéose.

CONCLUSION

En résumé, l'histoire sans être d'une grande originalité parvient à nous captiver et à nous emporter à l'intérieur du film partageant avec les adolescents aussi bien leur envie de vengeance que la culpabilité final. Le film sonne vrai d'un bout à l'autre, on a presque l'impression d'un documentaire. Ainsi, le réalisateur Jacob Aaron Estes nous livre pour son premier film une peinture toute en finesse de l'adolescence et de ses conflits intérieurs.


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NOTE:

15/20
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# Posté le jeudi 18 mai 2006 11:28

Modifié le mardi 30 mai 2006 06:55

Edward aux mains d'argent

Edward aux mains d'argent
Date de sortie: 10 Avril 1991
Réalisateur: Tim Burton
Casting: Johnny Depp, Winona Ryder, Dianne Wiest
Film américain.
Genre: Comédie dramatique
Durée: 1h 40min.
Année de production: 1990
Titre original: Edward scissorhands


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SYNOPSIS:

Mme Boggs, une représentante en cosmétique décide de s'aventurer dans le château aux couleurs sombres qui, en ce soir d'hiver, se cache dans le brouillard, surplombant la jolie ville bien propre et aux couleurs kitsch où elle réside avec sa petite famille. Le sinistre château est immense, paré de tours gigantesques, et de statues gothiques tortueuses. Cependant, quand Mme Boggs pénètre dans le domaine, elle découvre un jardin magnifique contrastant avec l'image du château mystérieux. Caché aux yeux de la population, il est composé de fleurs magnifiques, entourées par des animaux et des formes sculptés dans des buissons.

À l'opposé, quand elle entre dans la demeure immense et apparemment vide nous découvrons de grandes pièces sombres envahies par des toiles d'araignées. Puis, elle va découvrir, caché dans un des recoins de l'immense, un homme apeuré. Edward est un homme étrange, mi-robot vêtu de noir au visage triste et dont les mains manquantes ont étaient remplacées par des lames de ciseaux. En effet, ce dernier est l'½uvre inachevée d'un vieil et grand inventeur mort avant d'avoir pu terminer et mettre la dernière touche à sa création : ses mains. Sa pâleur, son regard d'enfant, sa timidité maladroite fait de lui un personnage hors du commun, sensible, attachant, fragile, vrai. Edward n'a jamais rencontré personne, il ignore le monde, ignore la nature des êtres humains, il a toujours vécu en ermite, apprenant à ne pas se couper avec les éléments tranchants qui lui sert de mains et à sculpter son jardin.
Elle est touchée par cet être au visage expressif d'un blanc de porcelaine, couvert de cicatrices mais au yeux extrêmement vivants et décide de le ramener chez elle,
Touchée par cet être hors du commun, elle décide de le ramener chez elle, pour soigner les cicatrices qui cinglent le visage d'Edward et le présenter à sa famille.

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AVIS:

Dès le début, l'univers sombre et mystérieux de Tim Burton apparaît.
Après cette scène, nous voilà transporté dans une ville américaine des années 60. C'est un quartier typique, avec des allées bien rangées, des maisons alignées et toutes pareilles, aux couleurs variées et kitsch.
Edward, sera d'abord objet de curiosité et de questionnement de cette population si sensible à l'apparence et qui ne tarderont pas à accourir pour voir de plus près l'étrange inconnu aux lames tranchantes. Edouard est entièrement vêtu de noir, ce qui renforce sa différence avec le monde des humains, auquel il est brutalement confronté. Ainsi, ce personnage entre dans la vie de la communauté que constitue cette ville, qui en très peu de temps va grâce à ses dons artistiques : il coupe les haies, sculpte des formes, puis coupe les cheveux. Edward est différent mais se fait apprécier par la communauté grâce à sa simplicité, dès lors au fil des jours, le fossé qui le séparait de ce monde va se combler. Dans cette ville, Edward vit des moments drôles, des situations cocasses et des rencontres qui changera sa vie.
Mais c'est toujours avec un regard innocent, étonné et d'une pureté sans faille qu'il vivra toutes ces situations.

Cette socialisation va ainsi lui apprendre à vivre au contact des autres, à les apprécier, va découvrir ce qu'est affection, plaisir et fierté. Mais, il va avant tout découvrir le sentiment amoureux

Edward aux mains d'argent est avant tout une critique de la vie américaine à travers la caricature. En effet, Edward est un personnage caricatural qui essaye tant bien que mal à s'habituer à nos rituels. La critique, se fait souvent par le décalage de ses réactions face à des situations qui nous paraissent ordinaires. Les décors kitsch, les caractères des personnages, tout n'est que caricature pour mieux ressortir sortir l'absurdité de notre société.

Edward aux mains d'argent est avant tout un conte à la fois féerique et moraliste. Féerique car plein de poésie, de simplicité et de finesse. Moraliste car ce film, nous rappelle, sous forme imagée, combien la bêtise et l'intolérance humaine peuvent parfois être stupide.

Tim Burton, maître incontesté de la mise en scène de l'antihéros, nous livre une fois de plus, l'un des personnages les plus beaux , les plus originals, les plus touchants du cinéma. Véritable cinéaste d'ambiance, Tim Burton crée un univers merveilleux, sombre, drôle et inquiétant. Un film culte!


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NOTE:

19.5/20

# Posté le jeudi 18 mai 2006 12:43

Modifié le lundi 22 mai 2006 14:53

Sofia Coppola

Sofia Coppola
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BIOGRAPHIE:

Sofia Coppola est la fille du cinéaste Francis Ford Coppola. Alors qu'elle n'est encore qu'un bébé elle tourne déja dans les film de son père. Ainsi, elle a à peine un an quand elle apparaît pour la première fois au cinéma dans Le Parrain. Ses rôles suivants restent étroitement liés au réalisateur : il la fait figurer dans Le Parrain, 2e partie, Outsiders, Rusty James, Cotton Club, ou encore dans Peggy Sue s'est mariée, aux côtés de son cousin Nicolas Cage. Elle participe également à l'un des premiers court métrage de Tim Burton (Frankenweenie) et est à l'affiche en 1987 de Anna, long métrage de Yurek Bogayevicz avec Sally Kirkland dans le rôle titre.

Elle a 18 ans quand, parallèlement à ses études d'arts plastiques au California Institute of the Arts, elle incarne Mary Corleone dans Le Parrain, 3e partie, après le désistement soudain de Winona Ryder. Les critiques désastreuses qu'elle reçoit pour son interprétation lui font renoncer à embrasser une carrière d'actrice. Par la suite, elle fera quelques apparitions sur grand écran, notamment dans les films de son ancien mari, Spike Jonze (le court métrage Ciao L.A., le documentaire Torrance Rises), de son frère Roman Coppola (CQ) ou dans le premier épisode de la saga Star Wars, La Menace fantôme.

Cultivant son éclectisme, Sofia Coppola s'essaye à différents postes cinématographiques : elle est scénariste en 1989 pour le segment du film à sketch New York stories de son père, productrice en 1994 de Ciao L.A., directrice de la photographie sur Torrance Rises, costumière en 1990 pour The Spirit of '76, de Lucas Reiner. Mais elle trouve réellement sa vocation lorsqu'en 1996, elle réalise le court métrage Lick the star, dont elle est également scénariste et productrice et qui décrit l'errance de jeunes filles paumées ...

En 1996, elle réalise son premier long métrage , Virgin suicides, drame emmené par Kirsten Dunst, observant le mal-être de cinq adolescentes dans une ville de l'Amérique puritaine des années 1970. Le film, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes en 1999, est encensé par la critique. La cinéaste récidive en 2002 avec le plus léger Lost in Translation, qui relate la rencontre de deux âmes esseulées à Tokyo, incarnées par Bill Murray et Scarlett Johansson et qui permet à Sofia Coppola de remporter l'Oscar du meilleur scénario original. Auréolée de ce succès, la réalisatrice retrouve la Croisette en 2006, sa biographie de la reine Marie-Antoinette, campée par Kirsten Dunst à l'écran, étant présentée en compétition au Festival de Cannes.


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AVIS:

Sofia Coppola est indéniablement bourrée de talent. Un réalisatrice qui a su s'imposer dans le monde cinématographique en livrant deux films magnifiques, que j'ai évidemment adoré. Portée tout d'abord par son père, elle a su ensuite se détacher de lui pour réaliser des films personnelles. Ses deux premiers films sont d'une beauté et d'une originalité déconcertante tant par le scénario que par la réalisation. Virgin suicides, un film choc, filmé avec une extrême pudeur tel un documentaire, en hommage à ces cinq s½urs. Ce qui marque c'est la distance qu'elle instaure avec les s½urs Lisbon et sa caméra. En effet, on ne rentre jamais réellement dans leur intimité tout est effleuré, tout est doux. Lost in translation, un film sans véritable rythme, lent et sans réellement d'histoire mais c'est ce qui fait tout son charme. L'histoire c'est tout simplement une relation entre deux êtres qui se rencontrent dans un contexte qui ne peut que les rapprocher. Toujours filmé avec une extrême pudeur qui représente sa marque de fabrique. Les plans de Tokyo sont magnifiques, toujours accompagnés d'une musique sublime qui donne une véritable atmosphère au film. En 2005, Sofia Coppola se lance dans la biographie, celle de la reine Marie-Antoinette, une fois de plus porté par Kirsten Dunst, qui sortira le 24 mai 2006.


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FILMOGRAPHIE:

2005: Marie-Antoinette

2002: Lost in Translation

1999: Virgin suicides

# Posté le vendredi 19 mai 2006 05:09

Guillaume Canet

Guillaume Canet
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BIOGRAPHIE:
Passionné d'équitation, Guillaume Canet voit sa carrière de jockey interrompue par un accident. Se tournant vers l'art dramatique, il suit une formation au Cours Florent et se fait remarquer au théâtre dans la pièce "La Ville dont le Prince est un enfant" d'Henry de Montherlant, qu'il interprète aux côtés de Christophe Malavoy.

Après une première apparition au cinéma dans le court métrage "Le Fils unique" en 1995, Guillaume Canet se retrouve face à un acteur de renom, Jean Rochefort, pour les besoins du thriller "Barracuda" (1997). Mais ce sont ses prestations dans En plein coeur (1998) de Pierre Jolivet et "Je règle mon pas sur le pas de mon père" de Rémi Waterhouse qui lui assurent une véritable notoriété. Il restera fidèle à ces cinéastes qui lui ont donné sa chance en tournant à nouveau sous leur direction le moyenâgeux "Frère du guerrier" et la comédie "Mille millièmes, fantaisie immobilière"

A l'ombre de Leonardo DiCaprio sur "La Plage" (2000) de Danny Boyle, Guillaume Canet devient un acteur de tout premier plan, testant "La Fidélité" de Sophie Marceau, goûtant aux "Morsures de l'aube" d'Antoine de Caunes et composant le biographe autoproclamé de Vidocq en l'espace d'une année. Après avoir réalisé quelques spots publicitaires et courts métrages , le comédien se veut réalisateur du long métrage, "Mon idole", une fable amorale sur le milieu du show business qu'interprètent également sa compagne à la ville Diane Kruger et celui qui est devenu son ami, François Berléand.

Après ce galop d'essai réussi, Guillaume Canet retrouve les rôles de jeune premier romantique auxquels il était habitué en flirtant avec Marion Cotillard dans "Jeux d'enfants "(2003). Prouvant qu'il est capable de s'illustrer dans plusieurs registres, il rêve d'aventures dans le déjanté Narco (2004) pour ensuite combattre dans les tranchées du plus solennel "Joyeux Noël" (2005) de Christian Carion.


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AVIS:

Guillaume Canet est un physique bien sur, mais il est aussi un assez bon acteur, bien que encore peu reconnu par le cinéma français. Surtout habitué au second rôle de film, il parvient toutefois à se mettre en évidence dans des films comme "la plage" ou "Joyeux noel". Cependant, c'est bien dans les films dans lesquels ils occupent le premier rôle qu'il excelle on retiendra "Narco" et "Jeux d'enfants". En 2002, il s'essaie en tant que réalisateur avec le film "Mon idole", le résultat en est assez fructueux. Trois ans après, Guillaume Canet réitérera l'expérience pour adapter le best-seller de Harlan Coben, "Ne le dis à personne", avec dans les rôles principaux François Cluzet et Marie-Josée Croze, qui sortira en octobre 2006. Bref, un acteur montant du cinéma français qui doit toutefois encore faire ses preuves à la fois en tant qu'acteur mais également en tant que réalisateur.


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FILMOGRAPHIE: (selective)

Acteur:

2006: Ne le dis à personne de Guillaume Canet
2006: Ensemble, c'est tout de Claude Berri
2005: Un ticket pour l'espace de Eric Lartigau
2004: Joyeux Noël de Christian Carion
2003: Narco de Gilles Lellouche
2002: Jeux d'enfants de Yann Samuell
2002: Mon idole de Guillaume Canet
2002: Le Frère du guerrier de Pierre Jolivet
2000: Vidocq de Pitof
2000: Les Morsures de l'aube de Antoine de Caunes
2000: J'peux pas dormir... de Guillaume Canet
1999: La Fidélité de Andrzej Zulawski
1999: La Plage de Danny Boyle
1998: Je règle mon pas sur le pas de mon père de Rémy Waterhouse
1998: En plein coeur de Pierre Jolivet
1997: Ceux qui m'aiment prendront le train de Patrice Chéreau
1997: Barracuda de Philippe Haim
1995: Le Fils unique de Philippe Landoulsi


Réalisateur:

2006: Ne le dis à personne
2002: Mon idole

# Posté le samedi 20 mai 2006 09:43

Neverland

Neverland
Titre: Neverland
Date de sortie: 23 Février 2005
Réalisateur: Marc Forster
Casting: Johnny Depp, Kate Winslet, Radha Mitchell
Film américain.
Genre: Drame
Durée: 1h 41min.
Année de production: 2003
Titre original: Finding Neverland



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SYNOPSIS:

Londres, début du XXe siècle. L'écrivain James M. Barrie est en quête d'un nouvel élan, dans sa vie comme dans son oeuvre : son mariage avec la comédienne Mary Ansell est dans l'impasse, et le public londonien boude sa dernière pièce.

C'est en arpentant les allées de Kensington Gardens qu'il rencontre Mme Llewelyn Davies et ses quatre jeunes fils. Une complicité immédiate se noue entre l'écrivain et les enfants sous l'oeil ravi de leur mère, jeune veuve désemparée qui trouve en lui un véritable ami.

Son intimité avec la famille Llewelyn Davies grandissant chaque jour davantage, James M. Barrie retrouve son âme d'enfant auprès de ceux qui sont désormais sa plus précieuse source d'inspiration. Il tisse avec eux la trame fantastique, visionnaire et subtilement mélancolique de Peter Pan. -Allociné-


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AVIS:

Le film débute par la représentation de la dernière pièce de James Barrie. L'aristocratie du début du XX° siècle prend alors place dans ce magnifique théâtre, parallèlement le spectateur devant son écran s'installe doucement dans le film. Découvrant alors l'univers dans lequel il va être plongé durant près d'1h40. Derrière ce rideau rouge, se cache James Barrie (Johnny Depp), auteur de la pièce qui dès les premières réactions de la salle, sait que sa pièce sera un véritable fiasco.

PERSONNAGES

D'emblée, l'attachement à ce personnage est inévitable. Il nous parait être un homme honnête et modeste, capable de s'avouer et d'avouer aux autres que sa pièce est un insuccès total. Puis, plus on avance dans le film, plus l'attachement s'accroît. On découvre alors, un homme qui ne demande qu'à libérer son âme d'enfant prisonnière de son corps d'adulte. En effet, depuis la mort de son frère lorsqu'il n'était alors qu'un enfant, celui-ci s'est recroquevillé dans son imaginaire pour échapper à cette réalité si difficile à accepter. C'est donc par un monde imaginaire qu'il s'est forcé à construire durant toute ses années qu'il a réussit à reprendre goût à la vie. C'est un véritable artiste, amusant et fantaisiste au regard rieur, farceur et rêveur. Son enthousiasme et son extravagance rappelle le personnage d' Ed Wood (de Tim Burton) qu'à également endossé Johnny Depp. Dès lors, sa spontanéité s'oppose radicalement à son mode de vie basé sur la convenance et le conformisme, il en a perdu toute son inspiration. James ne se sent pas bien dans cette vie qui s'est imposé à lui, il retrouve alors toute son imagination après sa rencontre avec la famille Llewelyn Davies et notamment Peter. Cette famille, doit faire face à un évènement difficile: la mort du père des quatre enfants. Peu à peu la complicité entre Barrie et cette famille s'installera, il fera découvrir le monde merveilleux qu'est l'imaginaire. Il fera redécouvrir aux enfants, qui ont grandit trop vite suite à la mort de leur père, toute l'insouciance et l'imagination que doit avoir en lui un enfant. Cependant, seul un enfant semble être réticent, Peter, qui ne voit lui que la réalité. Terriblement affecté par la mort de son père il s'est comme interdit de rêver et d'espérer.

REALISATION

Quant à la réalisation est irréprochable, basé sur un jeu d'opposition continuel. Une opposition tout d'abord entre le rêveur James et le pragmatique Peter. En effet, d'un plan à l'autre, suivant que la caméra se place du côté de James ou de Peter, les décors, les costumes, les couleurs changent. De plus, le réalisateur joue sur un perpétuel aller/retour entre le fantasmagorique et le réel, les couleurs monochromes de la réalité s'oppose alors aux couleurs chaude de l'imaginaire. Opposition également de sentiments, on passe d'une scène à l'autre à des émotions très distinctes voire antithétiques, l'exemple le plus marquant est la métaphore du passage à la mort.
Outre cet aspect d'opposition, on ne peut que saluer la mise en scène exemplaire, les décors, les costumes, les couleurs, rien n'est laissé au hasard, restituant de ce fait tout le charme de cette époque. Le rêve est également parfaitement retranscris à l'écran en jouant notamment sur les couleurs beaucoup plus vives. Il en ressort de ce film une atmosphère suave comme du miel. Un film merveilleux, presque onirique, basé notamment sur la relation James/ Llewelyn Davies. Toutefois, la mélancolie est de mise.
Cette beauté visuelle, associée aux dialogues jouissifs et aux scènes tout simplement inoubliables font de ce film un bijou.

CONCLUSION:

En deux mots, ce film est porté par un grand Johnny Depp comme à son habitude, qui joue ici le représentant vivant de l'imaginaire, sorte d'allégorie du rêve. Le film montre comment l'on associe des personnes à des personnages. Les thèmes traités sont nombreux, l'importance de l'imaginaire chez un enfant, la mort, la maladie, l'hypocrisie des courtisans... Le tout est supporté dans une atmosphère emprunt d'une exceptionnelle douceur.


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NOTE:

16.5 / 20

# Posté le lundi 22 mai 2006 05:56

Modifié le vendredi 01 juin 2007 13:04