Sixième sens

Sixième sens
Date de sortie: 05 Janvier 2000
Réalisateur: M. Night Shyamalan
Casting: Bruce Willis, Haley Joel Osment, Toni Collette
Film américain.
Genre: Drame
Durée: 1h 47min.
Année de production: 1999
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original: The Sixth Sense


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SYNOPSIS:

Cole Sear, garconnet de huit ans est hanté par un terrible secret. Son imaginaire est visité par des esprits menacants. Trop jeune pour comprendre le pourquoi de ces apparitions et traumatisé par ces pouvoirs paranormaux, Cole s'enferme dans une peur maladive et ne veut reveler à personne la cause de son enfermement, à l'exception d'un psychologue pour enfants. La recherche d'une explication rationnelle guidera l'enfant et le thérapeute vers une vérité foudroyante et inexplicable.


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AVIS:

REALISATEUR

Ce film a été réalisé par Shyamalan à qui l'on doit, le fantastique "signes", le bien moyen "le village" et l'interminable "incassable". Il revient ici avec un récit dans lequel les fantômes sont de la partie. Habitués des films fantastiques dans lesquels l'atmosphère est emprunt de mystère et d'insécurité, le sixième sens ne déroge pas à la règle.

PERSONNAGES:

Un petit aperçu de la psychologie des deux personnages principaux:

Cole n'est pas un garçon ordinaire et cela sur plusieurs points. Il est d'abord beaucoup plus intelligent que la moyenne mais surtout il possède un don terrifiant. Ce pouvoir est terrible à vivre, surtout lorsque l'on est qu'un enfant, il voit les esprits des personnes mortes qui l'appellent. Il souffre de ce pouvoir et ne souhaite que de s'en débarrasser.
L'enfant est joué par Haley Joel Osment qui malgré la difficulté est excellent dans ce rôle. En effet, il retranscrit puissamment les émotions. Ainsi, l'on vit, on dort, on se cache, on a peur avec lui. Enchaînant à la perfection les différentes émotions : apeuré, effrayé, timide, courageux.

Malcolm Crowe est un psychologue pour enfants très doué. Cependant, un jour, un de ses anciens patients pénètre par effraction chez lui, lui reprochant d'avoir échoué dans son travail de psychanalyste, et lui tire dessus avant de se suicider. C'est ainsi que le psy va venir en aide à Cole, qui souffre des mêmes symptômes que son ancien patient, espérant ainsi se racheter.
Bruce Willis joue à la perfection le rôle de Malcolm. Il campe dans ce film son meilleure rôle car sa force n'est pour une fois nullement physique mais bien dans le charisme qui se dégage de ce personnage. Ses attitudes sont parfaites, ses expressions sur le visage sont justes, et son regard est précis. Avec son jeu simple, fragile et tout en nuances, il se dégage de l'étiquette de brute de la plupart de ces films.

SCENARIO

Ce film est alors l'histoire d'une rencontre entre un enfant et un psy. Apprenant que Cole souffre des mêmes symptômes que le patient qui a tenté de le tuer, il il décide alors de tout faire pour l'aider. Cependant, l'enfant s'est enfermé dans son mutisme par peur qu'on le prenne pour un fou. Ainsi, il faudra d'énormes d'efforts de la part de Malcolm pour instaurer une véritable confiance et donc un dialogue. Grâce à cette relation de confiance particulière entre l'enfant et le psy, Cole pourra enfin se libérer de ce terrible secret qui le hante. Cependant, lorsque l'enfant lui dévoile enfin son secret, le psy pense qu'il est fou et qu'il ne peut plus rien faire pour lui. Puis, grâce à un enregistrement, il comprend qu'il se trompe et va accepter le phénomène paranormal.
Dès lors, c'est avec l'aide de Malcom qu'il va trouver la raison de ces perceptions: les morts viennent le voir non pas pour le tourmenter mais seulement pour lui demander de l'aide. L'enfant comprend qu'il doit apprendre à écouter sans juger à partir de l'apparence physique et passer au delà de l'horreur physique qu'il voit. Ceci, ne fera pas disparaître les morts mais lui permettra de ne plus en avoir peur.

REALISATION

Du début à la fin, on vit dans le film, avec les peurs et les angoisses de l'enfant. Ceci nous vaudra bien quelques sursauts. En effet, l'angoisse est présente du début à la fin dans le film. Ceci, est tout d'abord du aux lieux que traversent Cole, une atmosphère fantomatique. Ces lieux reflètent les peurs de Cole d'une part parce que les raisons de ces angoisses sont multiples et d'autres part parce qu'elles peuvent survenir n'importe où. Le réalisateur va cependant limiter les scènes d'épouvantes. Ainsi, la présence des fantômes est la plupart du temps montrés de loin ou de manière furtive. Mais cette présence est également parfois seulement suggérée par des signes comme les tiroirs qui s'ouvrent, la température qui descend, ou des éclairs sur des photographies. C'est ainsi le réalisateur alterne les séquences terrifiantes avec des séquences plus calmes, qui baignent toutefois dans une atmosphère tendue. Celles-ci servent à poser le suspense, de part leur silence imposé, avec lequel joue beaucoup le réalisateur tout au long du film.

CONCLUSION

Sixième sens est un film d'une grande richesse, que ce soit au niveau de la réalisation, de la qualité des acteurs ou du scénario. En effet, le scénario, bien cousue et ficelé constitue une grande richesse de ce film. Rien n'a été laissé au hasard, tous les moindres détails ont été analysés, pris en compte. Le scénario se déroule tout en finesse s'appuyant que la psychologie, l'implicite et l'émotion plutôt que sur des scènes d'épouvantes et sur l'action. De plus, la chute aussi inattendue qu'efficace fait de ce film un film culte. C'est un film des plus agréables à voir, de part le magnifique jeu de caméra, de l'alternance entre scènes calmes, habitées par le suspense et scènes terrifiantes, peuplées par l'angoisse. De plus, film efficace car il s'appuie sur nos propres peurs qui peuvent se résumer par: mort, solitude et paranormal.


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NOTE:

19/20

# Online seit Dienstag, 23. Mai, 2006 um 04:04

Geändert am Freitag, 01. Juni, 2007 um 13:04

Collision

Collision
Date de sortie: 14 Septembre 2005
Réalisateur: Paul Haggis
Casting: Sandra Bullock, Don Cheadle, Matt Dillon
Film américain.
Genre: Drame
Durée: 1h 47min.
Année de production: 2004
Titre original: Crash


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SYNOPSIS:

Deux voleurs de voitures. Un serrurier mexicain. Deux inspecteurs de police qui sont aussi amants. Une femme au foyer et son mari, district attorney. Tous vivent à Los Angeles. Eux et beaucoup d'autres ne se connaissent pas, leurs vies n'auraient jamais dû se croiser.
Pourtant, dans les prochaines 36 heures, leurs destins vont se rencontrer, révélant ce que chacun voulait cacher ou ne pas voir. -Allociné-


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AVIS:


Film réalisé par Paul Haggis, qui n'est autre que le scénariste de Million dollar baby, qui se révèle être une réelle surprise. Après avoir remporté le grand prix au festival de Deauville, il apparaît sur nos écran en septembre 2005.

Traitant du sujet plutôt banal qu'est le racisme, le cinéaste aborde ce thème d'une façon quelque peu originale et inattendue.

L'ORGANISATION DU RECIT

En effet, le film débute par le brouhaha étourdissant des sirènes de Police, dans la pénombre. Puis, s'ensuit la vision d'un personnage, un policier, qui semble dubitatif en fixant une chaussure de sport. Dès lors, on assiste à un retour en arrière de façon à repositionner la scène dans le temps. Ce flash back est adoptée pour reconstituer tout les faits et les évènements ayant conduits à cette scène. On nous propulse alors un jour et demi plus tôt. A partir de ce moment là, peu à peu les personnages impliqués de près ou de loin à cette scène arrivent par petites touches. On découvre alors, la vie, le caractère de plusieurs personnages qui ne se connaissent pas. Le récit ne constitue pas une intrigue linéaire mais un ensemble de petites scènes, dans lesquelles on apprend à connaître les personnages, juxtaposées entre elles. Ce puzzle est à faire remuer les méninges, on ne comprend pas, on recherche les liens, on recherche l'ordre sans aucun succès. L'intrigue nous invite à suivre les destins entremêlés de plusieurs personnages. On suit principalement deux policiers, un attorney et sa femme, un serrurier hispanique, une famille perse, un couple noir, deux petits voyous et un inspecteur de police. Leurs destins vont alors se croisés sur une durée de 36h.
Plus on avance dans le film, plus l'intrigue s'étoffe, plus la subtilité se manifeste, plus les personnages acquiert une véritable profondeur, le cinéaste éloignant de ce fait tout les clichés. Plus on avance, plus tout cela devient clair, le spectateur entrevoie où le réalisateur veut nous mener, toutes les histoires se fusionnent entre elles ne formant alors qu'une seule et même intrigue.

LE FIL CONDUCTEUR

Ceci, sans perdre de vue le fil conducteur du film qui est avant tout le racisme. Un racisme non violent, non haineux mais un racisme latent que tout les individus possèdent en eux, inculqué de force par la société, par l'omniprésence des médias. Un racisme de la vie de tous les jours donc. Et quel lieu de mieux que Los Angeles, lieu même de l'insécurité à outrance, pour nous exposer au racisme omniprésent. Dès lors, le titre collision prend toute sa dimension, il s'agit d'une collision entre communautés, qui se côtoient, sans se toucher, mais qui parfois se heurtent. Le réalisateur nous montre que contrairement aux idées reçues le racisme est présent dans toutes les communautés: Blancs envers les noirs mais également les noirs envers les asiatiques, les perses envers les mexicains... Le film expose les conséquences de ce racisme, on frôle ainsi parfois le dramatique, on le heurte à d'autres moments de plein fouet.

REALISATION

La réalisation est impeccable. Celle-ci est plutot posée sans précipitation, peu de plans furtifs mais au contraire prolongés, ceci de façon à nous placer face à nous même devant des scènes parfois insoutenables, tant elles mettent mal à l'aise, le cinéaste s'attarde ainsi pour nous faire réfléchir sur ce que l'on voit. Le montage est parfait qui nous permet de construire des liens entre personnages, c'est au spectateur de reconstruire le récit de ce film labyrinthique. Quant à la photographie magnifiquement sombre en parfaite osmose avec la musique lancinante qui habite le film. Par ces couleurs sombres, le récit baigne dans un sentiment d'insécurité. De plus, le spectateur a conscience que le film peut déraper à tout moment et livrer des moments intenses, on est alors confronté à un suspens qui occupe le film.

CONCLUSION

En bref, un film à faire tourner la tête, et ce dans tout les sens possibles. Tout d'abord de part la forme, basée sur l'imbrication de plusieurs scènes, qui donne un véritable rythme au film, l'ennui n'a donc pas sa place. C'est également un film dérangeant ayant le mérite de faire réfléchir. La réalisation laisse le spectateur cloué sur place, on ne peut être qu'admiratif devant tout ce travail. Un film à voir absolument.


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NOTE:

17/20

# Online seit Dienstag, 23. Mai, 2006 um 05:51

Geändert am Dienstag, 30. Mai, 2006 um 06:37

Arrête moi si tu peux

Arrête moi si tu peux
Date de sortie: 12 Février 2003
Réalisateur: Steven Spielberg
Casting: Leonardo DiCaprio, Tom Hanks
Film américain.
Genre: Comédie
Durée: 2h 21min.
Année de production: 2002
Titre original: Catch Me if You Can



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SYNOPSIS:

Dans les années soixante, le jeune Frank Abagnale Jr. est passé maître dans l'art de l'escroquerie, allant jusqu'à détourner 2,5 millions de dollars et à figurer sur les listes du FBI comme l'un des dix individus les plus recherchés des Etats-Unis. Véritable caméléon, Frank revêt des identités aussi diverses que celles de pilote de ligne, de médecin, de professeur d'université ou encore d'assistant du procureur. Carl Hanratty, agent du FBI à l'apparence stricte, fait de la traque de Frank Abagnale Jr. sa mission prioritaire, mais ce dernier reste pendant longtemps insaisissable.


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AVIS:

Arrête-moi si tu peux est, bien que ceci semble totalement improbable, tiré d'une histoire vraie. Le récit d'un homme qui a réussi grâce à son charme et son aisance à bouleverser le quotidien de toutes les banques d'amériques.

INTRODUCTION DU RECIT

Le film plonge tout d'abord le spectateur dans une prison glauque de Marseilles, un policier vient chercher un jeune homme pour le faire transférer aux Etats-Unis. C'est durant son transfert que l'on apprend comment cet homme est arrivé dans cette prison. Ce récit est initié par les questions du policier auxquelles Franck répond, c'est donc à l'aide de flash back que l'on découvre l'histoire trépidante de Franck Abagnale.

EVOLUTION DU RECIT

Durant la première partie du film, la caméra se concentre sur un seul et même personnage, ceci dans le but de découvrir comment ce personnage en est arrivé à de pareils escroqueries. On rencontre alors un adolescent plutôt heureux, vivant dans une famille aisée. Mais tout son quotidien va basculer, lorsque son père a des problèmes d'argent, les contraignants alors à changer de logement beaucoup moins spacieux, Franck doit également changé d'école. Le pire reste à venir, ses parents souhaitent divorcer et Franck doit décider avec lequel des deux il veut vivre. Incapable de faire un choix, il fuit, avec quelques 25 dollars que son père a versé sur son compte et un chéquier en poche. Ainsi, débute un certains nombres d'escroqueries. Il se fera spécialiste de l'usurpation d'identité, aidé par son charisme, son charme et ses qualités d'improvisation, il va pendant près de 4 ans mettre à mal beaucoup de banques. Après avoir essuyé plusieurs échec, il perfectionne sa technique, qui nécessite alors une minutie irréprochable.

La société des années 60, très naïve encore, lui permet de réaliser sans grand effort ses différentes escroqueries. Il réussira ainsi à se faire passer successivement pour un pilote de ligne, un médecin, un avocat, apprenant le métier par le biais d'interview ou de séries télés. Et ce toujours motivé par un seul but: récupérer l'argent que son père a perdu. C'était sans compter sur le mystérieux agent du FBI Carl Hanratty, prêt à tout pour rattraper ce mystérieux usurpateur. Tout d'abord, toujours dépassé par le faussaire, il discerne peu à peu la personnalité de Abagnale.

RYTHME DU FILM

Ainsi, l'intrigue est fluide, les évènements s'enchaînent très vite, le spectateur observant admiratif la facilité avec laquelle Franck passe d'une identité à l'autre. Bien que le réalisateur prend le temps de poser l'histoire, le film n'en est pas moins rythmé par des séquences ahurissantes, notamment le premier face à face entre Franck et Carl. Le spectateur se sent alors véritablement entraîné dans les magouilles de notre cher héros, allant jusqu'à espérer qu'il ne soit pas arrêté. Grâce à ce personnage intelligent et plein d'inventivité, le spectateur ne sait pas à quoi s'attendre, à tout moment on se demande ce qu'il va encore inventer pour faire fructifier son magot.

L'HUMOUR

L'humour n'est pas laissé de côté, au contraire, une panoplie de gags sont parsemés tout au long de l'histoire. Et se manifeste par l'ingéniosité du jeune garçon, face aux gros beauf travaillant dans les banques. Mais également par les erreurs du policier.

REALISATION

La réalisation est tout simplement du Spielberg, les images sont magnifiques, qui nous plonge dans une ambiance très sixties. La photographie, toute en teinte jaune accompagnée d'un petit voile sur l'écran donne une réelle dimension à ce film. De plus, les décors sont évidemment replacés dans le contexte historique. On retrouve toute la décoration des années soixante, les meubles, les nouvelles technologies, les télévisions.
Toutefois, ce qui nous aide le plus à replonger dans cette époque, c'est surtout la musique, s'accordant parfaitement à l'ambiance plutôt enjoué du film.

ACTEUR

Léonardo Di Caprio illumine l'écran de par son aisance à tenir ce rôle de maître de l'escroquerie. Ses expressions sur le visage traduisant bien que ce "génie" n'est alors encore qu'un enfant. Pas de surjeu à l'horizon, mais que de prestance.

CONCLUSION

En conclusion, c'est une fois de plus une réussite pour Spielberg qui livre un film extrêmement soigné. La réalisation est parfaite. L'intrigue est superbement bien menée, rendant ainsi le film captivant. Les acteurs y sont également pour beaucoup, Tom Hanks est efficace dans le rôle d'agent du FBI et Di Caprio accapare l'écran de son talent.


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NOTE:

15/20

# Online seit Dienstag, 23. Mai, 2006 um 07:11

Geändert am Freitag, 01. Juni, 2007 um 19:07

Match point

Match point
Date de sortie: 26 Octobre 2005
Réalisateur: Woody Allen
Casting: Jonathan Rhys-Meyers, Scarlett Johansson, Emily Mortimer
Film américain, britannique.
Genre: Drame
Durée: 2h 3min.
Année de production: 2004
Titre original: Match Point


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SYNOPSIS:

Jeune prof de tennis issu d'un milieu modeste, Chris Wilton se fait embaucher dans un club huppé des beaux quartiers de Londres. Il ne tarde pas à sympathiser avec Tom Hewett, un jeune homme de la haute société avec qui il partage sa passion pour l'opéra.
Très vite, Chris fréquente régulièrement les Hewett et séduit Chloe, la soeur de Tom. Alors qu'il s'apprête à l'épouser et qu'il voit sa situation sociale se métamorphoser, il fait la connaissance de la ravissante fiancée de Tom, Nola Rice, une jeune Américaine venue tenter sa chance comme comédienne en Angleterre. -Allociné-



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AVIS:

IMPRESSIONS GENERALES

Véritable surprise que ce match point! Film très bien maîtrisé de bout à bout et dont le scénario tient la cadence jusqu'au dénouement. Match point se révèle en effet être un film passionnant, galvanisant et passionnant, tirant parti de performance d'acteurs qui illumine l'écran de leur puissance.

EVOLUTION DU FILM

On entre dans l'histoire avec une voix off, celle de Chris nous expliquant que la vie n'est qu'une succession de chance ou de malchance, par l'intermédiaire d'une métaphore. Ceci va être en quelque sorte le fil conducteur de cette histoire. Si au premier abord, le spectateur à l'impression d'assister à une comédie romantique des plus banal, les trois derniers quart d'heure vont véritablement nous faire prendre conscience que ce film est bel et bien singulier et que l'on est en train d'assister à un pur chef d'œuvre. Je vais m'expliquer, le film est l'assemblage de trois parties qui concentrent chacune des caractéristiques différentes (changement au niveau relationnel, au niveau de la réalisation, au niveau de l'atmosphère)

Première partie

Dans une première partie, on considérera la relation débutante entre Chris et Nola. On comprend dans cette séquence que Chris est un homme, ayant une conceptualisation de la vie particulière. Comme je l'ai affirmé auparavant, il considère la vie comme un assemblage de chance ou de malchance. Ainsi, chacun n'est pas à même de contrôler sa propre vie, toutefois il faut savoir saisir la chance et ne plus la lâcher. C'est ce qu'il a fait en s'intégrant dans la noblesse Anglaise. De plus, pour lui la vie est tout ce qu'il y a de plus tragique. Sa passion pour l'opéra démontrant sa continuelle mélancolie. Chris, en pleine ascension sociale découvre la haute société. Toutefois, il parait absent et pensif lorsqu'il est avec Chloé. La faute à Nola qui l'a littéralement envoûté, subjugué et ensorcelé par. Dès les premiers regards échangés, Chris est sous le charme, laissant présagé le futur. La caméra est concentrée sur les regards longs et frénétiques, les dialogues sont incisifs et provocateurs, la tension sexuelle s'intensifie, jusqu'à arriver à son apex lors de la fameuse scène dans les champs.

Deuxième partie

Puis, Chris, pour asseoir sa position sociale nouvellement acquise, se marie avec Chloé, mais ne cesse de penser à Nola. Alors, ils se revoient, refont l'amour. Chris ne peut se passer de Nora, qui lui donne un souffle à sa vie, il devient fou d'elle comme elle devient fou de lui. Cependant, Chris est marié et dans un élan il confie à Nola qu'il va se séparer de sa femme. Nola attend, espère mais le temps passe et Chris ne dit toujours rien à sa femme. Chris et Nola continuent de faire l'amour encore et encore, jusqu'à ce que Nola tombe enceinte. A partir, de ce moment là le film se transforme, se métamorphose.

Troisième partie

Chris est alors confronté à un dilemme plus que difficile. Sa vie n'a pas été véritablement marqué par la chance, venant d'un milieu plutôt modeste, sa rencontre avec la famille Hewett va inverser la tendance, il va alors accéder à ce qu'il a toujours rêvé la reconnaissance sociale. Cependant, Nola menace de tout détruire en avouant la vérité. Chris ne peut pas supporter cette idée. Et arriva ce qu'il arriva. La tension sexuelle qui régnait antérieurement se transforme en une tension morbide. Le spectateur regarde la scène tout en espérant qu'il ne réalisera pas ce geste, le suspense est à son maximum. Le spectateur est troublé par ce qu'il vient de voir. Il a choisit l'argent à l'amour. Effectivement, la vie est tragique. Les trois derniers quart d'heure sont déroutant, peu de mots, peu de phrases. Tout à coup on vire dans le drame. On repense alors à toute les scènes dont on s'est imprégné auparavant et alors on ne comprend pas. La tension est à son comble. La musique se perpétue, les gros plans sur le visage de Chris s'intensifie, laissant alors transparaître tout le remord qu'il éprouve. Cela se ressent principalement dans la dernière scène qui est d'une grande profondeur et poignante.

REALISATION

La réalisation est inaquattable et d'une grande simplicité. La photographie splendide toute en teinte qui rappelle la nature, administrant à ce film une authentique fraîcheur. La musique, toujours d'opéra apparaît lorsque Chris évolue face à lui-même enveloppant alors toutes les émotions que laissent transparaître son visage.

CONCLUSION

En résumé, Match point n'est pas ce que l'affiche ou la première partie du film laissent paraître, il est bien plus que ça. Véritable analyse sociale, qui pose un certain nombre de questions: Où sommes-nous prêt à aller pour réussir? Peut-on renoncer à l'amour pour le luxe? Un véritable drame, basée sur la métaphore de la chance ou de la malchance que l'on retrouve également à la fin du film. Un film déchirant, empoignant et palpitant. Woody Allen se plait à nous faire passer d'une émotion à une autre, nous entraînant dans la relation sensuelle des deux protagonistes antithétique à la relation que Chris a avec sa femme, qui est elle plutôt programmée.


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NOTE:

18.5/20

# Online seit Donnerstag, 25. Mai, 2006 um 13:33

Geändert am Montag, 29. Mai, 2006 um 07:43

Marie Antoinette

Marie Antoinette
Date de sortie: 24 Mai 2006
Réalisateur: Sofia Coppola
Casting: Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Rip Torn
Film américain.
Genre: Historique, Biographie
Durée: 2h 3min.
Année de production: 2005



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SYNOPSIS:

Marie Antoinette est tout juste adolescente quand elle se voit quitter son Autriche natale pour Versailles. L'archiduchesse doit y épouser le futur roi Louis XVI, et lui donné un enfant, héritier du trône, ceci dans le dessein de cimenter l'alliance entre l'Autriche et la France.
Elle découvre alors un monde dominé par l'apparence, l'hypocrisie et le futile. Dépassée par le strict protocole, l'attitude des courtisanes et le flegme de son mari, elle se tourne conséquemment vers l'hédonisme qui se manifeste dans le jeu, les friandises, le sexe et la fête.



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AVIS:



LA PATTE DE SOFIA COPPOLA

Habituée à signer des films mettant en scène des personnages dans leur mal être de leur vie. Ainsi, après avoir livré un drame sur le suicide, une comédie sur la solitude et le déracinement, Sofia Coppola revient avec une biographie non académique de Marie Antoinette concluant ainsi la trilogie.

Tout comme Lux, tout comme Charlotte, Marie-Antoinette est une jeune fille noyée dans un monde où l'ennui, la morosité et la lassitude sont perpétuels. Femme de Louis XVI, Marie-Antoinette est déboussolée par tant de conformisme, tant de fourberie au sein de cette société de cour, elle cherche de ce fait à s'éloigner de cette vie, et ce à travers le plaisir sous toutes ses formes.

Sofia Coppola a ici, opté pour un style non académique pour aborder la vie de Marie Antoinette. Ainsi, ceux qui attendent de ce film une reconstitution exacte de faits historiques se verront frustrés car loin d'être l'objectif ultime de la cinéaste. Une fois de plus, Sofia Coppola se plait à filmer l'ennui et le mal être, et qui effectue cela comme personne. Fidèle à elle-même, il est évident que sur tous les plans on reconnaît le style de la réalisatrice. Peu d'échanges verbaux, mais privilégiant les images aux dialogues superfétatoires, ainsi la plupart des échanges passent par la gestuelle, les expressions sur le visage et les regards. Il s'agit donc moins d'un film historique que d'une chronique sur l'adolescence. Dès lors, c'est avec une grande subjectivité que la cinéaste nous montre les méandres de l'adolescente dans un monde impitoyable, futile et mesquin. De ce fait, Sofia Coppola prend un certain nombre de liberté quant à la réalité historique, ce qui fera dresser les cheveux sur la tête d'un certain nombre de personne. Ce film se dévoile être un spectacle audacieux et osé mais en aucun cas inconvenant ou choquant.


ATMOSPHERE

Cette approche dissidente dans laquelle le classique le dispute au moderne semble conférer à ce film une réelle puissance. D'emblée le ton décalé du film est donné par l'intermédiaire du générique sur fond noir, illuminé par les noms apparaissant en rose bonbon, le tout conduit par une bande son pop-rock. Dans la suite du film, on assistera à une alternance musique classique/musique pop rock. La musique s'adaptera alors à l'état d'esprit de Marie Antoinette, renforçant l'idée de subjectivité. Par conséquent la musique classique apparaîtra lors des scènes où l'ennui, la morosité et la routine des protocoles seront de la partie, tandis que la musique rock apparaîtra dans les scènes de délectation. Le décalage entre l'effronterie de Marie Antoinette et la convenance de la société de cour est de cette manière, appuyé. Ce portrait déroutant de la reine de France ne se fait pas sans humour. Loin de gâcher le spectacle, il le renforce même. Celui-ci s'immisce dans la première partie du film, durant laquelle la dauphine découvre les convenances du système royaliste français, donnant parfois lieu à des scènes hilarantes, Sofia Coppola tournant quelque peu en dérision le protocole. On ne peut que constater à travers ces scènes toute la spontanéité et la naïveté de Marie-Antoinette qui rappelons le n'est alors qu'une enfant goûtant aux "joies" de Versailles. Dès lors, l'attachement est inéluctable et c'est avec grand soin que Sofia Coppola nous conduit dans cette voie. L'atmosphère est à la délicatesse, la chaleur embrasse chaque plan de Marie Antoinette.

REALISATION

La caméra est évidemment centrée tout le long sur la reine de France, qui est filmée avec un certain panache afin d'affirmer sa jeunesse, son exaltation et sa spontanéité. La composition des plans est magnifiques, portée par des décors et des costumes qui semblent-ils ont épuisé le budget colossal du film. La magnificence de Versailles est retranscrite magistralement. En effet, les rares plans extérieur sur les jardins de Versailles sont remarquables. Les images sont parfaitement léchées, la photographie toute en teinte pastel dépeignant royalement les splendeurs du château. D'autre part, le cadrage n'est pas pris à la légère par Sofia Coppola . L'originalité est de mise sur certains plans, notamment ceux dans lesquels n'apparaît pas les acteurs pendant un cours moment. On retiendra les scène où Kirsten Dunst cours à une vitesse si rapide qu'elle en oublie la caméra derrière elle, montrant ainsi son empressement. On est de plus témoin à de nombreuses scènes qui sont répétées, assurant une certaine symétrie dans la construction du scénario. En effet, cette répétition est tantôt présente pour faire montre de la monotonie dans laquelle est plongée Marie Antoinette (Le levé du matin, le repas, le coucher, bref tout ce qui retourne du protocole) et tantôt pour montrer le revirement de la situation du roi Louis XVI et de sa femme (comme lorsque Marie Antoinette applaudi à l'opéra, la première fois la salle la suivra alors que ce n'est pas d'usage, la deuxième fois non ; les deux plans de Marie Antoinette à travers la fenêtre de son carrosse, qui prenne une dimension différente)

ACTEURS

Kirsten Dunst, porte le film par son talent qui crève l'écran. Son air désinvolte, effronté et fringuant colle tout à fait au personnage de Marie Antoinette. Elle trouve donc ici un rôle à sa mesure. Son regard frétillant et chaleureux s'oppose tout à fait à celui de Jason Schwartzman qui prête ses traits à Louis XVI, qui lui est plutôt spéculatif, flegmatique et détaché.


FIN

La fin reste quelque peu en travers de la gorge, puisque Sofia Coppola a choisit de ne pas aller jusqu'au bout de la vie de Marie Antoinette. Dès lors, une courte ellipse, un plan, une phrase suffit pour laisser entrevoir le côté dramatique de Marie Antoinette.

CONCLUSION

En conclusion, bien que le scénario ne soit que très peu recherché, le film n'en est pas moins captivant et ce de part la psychologie du personnage de Marie Antoinette que la cinéaste a pris soin de décortiquer. On a ici affaire à une Marie Antoinette moderne, fringante et spontanée. Le décalage appuyé en déroutera certains, on retiendra notamment la paire de converse inséré parmi d'autres petites chaussure un peu plus d'époques. Pour la petite histoire, ce sont celle de Kirsten Dunst qui les a laissé traîné, Sofia Coppola s'est alors emparée de sa caméra pour les filmer, voyant en elles une autre petite touche alimentant d'autant plus le décalage. D'autre part les images sont sublimes retranscrivant toute la somptuosité de Versailles. Toutefois, certains pourront être plutôt sceptique de part les nombreux anachronismes qui pourront dérangé quelques uns, en ce qui me concerne ils contribuent au charme du film. Outre cet aspect, d'autres seront probablement déçu de par les libertés prises par la cinéaste concernant les faits historiques. Il faut donc accepter que ce n'était pas le but de Sofia Coppola de restituer les faits d'une manière tout à fait objective mais qu'un prétexte pour conclure sa trilogie sur les jeunes filles en mal d'être.



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NOTE:
18/20


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AUPalais des Festivals, le Prix de l'Education nationale, visant à récompenser un film aux qualités artistiques, culturelles et éducatives, a été remis à Marie-Antoinette de la réalisatrice américaine Sofia Coppola. Le jury, chargé de remettre ce prix, était présidé par l'écrivain et réalisateur Frédéric Mitterrand et composé de six enseignants, deux spécialistes du cinéma et deux élèves en option cinéma.

Le film primé, présenté dans la Sélection Officielle en compétition, fera l'objet d'un DVD-rom pédagogique (le film et une documentation autour de l'oeuvre et de l'auteur) qui accompagnera les professeurs dans leur travail en classe et invitera à l'analyse et au débat avec les élèves. Marie-Antoinette succède ainsi à "La Vie est un Miracle" (2004) d'Emir Kusturica et "Cinéma, Aspirine et Vautours" (2005) de Marcelo Gomes, précédents lauréats du Prix de l'Education nationale.

# Online seit Samstag, 27. Mai, 2006 um 09:28

Geändert am Freitag, 01. Juni, 2007 um 13:04