Scarlett Johansson

Scarlett Johansson
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BIOGRAPHIE:

Scarlett Johansson entame sa carrière de comédienne sur scène à Broadway, à l'âge de huit ans, en tenant la vedette de la pièce "Sophistry" aux côtés d'Ethan Hawke. En 1994, elle débute au cinéma avec un petit rôle dans "L'Irrésistible North" de Rob Reiner. S'ensuivent des apparitions dans le thriller "Juste cause" (1994), aux côtés de Sean Connery, et "Maman, je m'occupe des mechants" (1997).

En 1998, Scarlett Johansson se révèle véritablement en incarnant la jeune Grace dans "L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux" de Robert Redford. Après avoir joué sous la direction des frères Coen dans "The Barber : l'homme qui n'était pas là" et figuré au générique du film d'horreur "Arac attack", Scarlett Johansson franchit un palier avec "Ghost world" (2002) et surtout "Lost in translation" (2003), de Sofia Coppola, pour lequel elle est citée à l'Oscar de la Meilleure actrice et qui la révèle au niveau international.

Le film de Coppola donne à Scarlett Johansson une aura nouvelle, la faisant devenir l'une des actrices les plus demandées du moment, aussi bien par le cinéma indépendant que par les grands studios hollywoodiens. Dès lors, elle est ainsi aussi bien vedette du "Match Point" (2004) de Woody Allen et égérie du peintre Johannes Vermeer dans "La Jeune fille à la perle" (2003) que présente aux génériques du film d'action "The Island" (2004) de Michael Bay et du "Black Dahlia "(2005) de Brian De Palma.


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AVIS:

A tout juste 22 ans, Scarlett Johansson est propulsée au rang des actrices les plus demandées. Elle est, en effet attendu dans pas moins d'une dizaine de films dans les deux prochaines années à venir. Cette actrice a su séduire de nombreux réalisateurs par la qualité de son jeu toujours juste et troublant. Elle tire également parti de sa beauté énigmatique et à son regard pétillant et chaleureux. Ainsi, la qualité de son jeu s'illustre pas des expressions et des regards toujours saisissant d'authenticité. Il en ressort une actrice charismatique, qui excelle essentiellement dans les films qualifiés de plutôt intimistes dans lesquels son jeu tout en finesse peut d'autant plus se mettre en évidence. Plus efficace donc dans les films intimistes que dans les films d'actions, son jeu basé sur son charme quelque peu primesautier a su convaincre de nombreux spectateurs.



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FILMOGRAPHIE:

2006: Brilliant , de Barry Levinson
2006: The Prestige , de Christopher Nolan
2006: Borgia
2006: Amazon
2006: Napoleon and Betsy de Benjamin Ross
2006: The Nanny Diaries de Robert Pulcini
2005: Le Dahlia noir de Brian De Palma
2005: Scoop, de Woody Allen
2005: Silent star, de Kimberly Peirce
2004: Match point, de Woody Allen
2004: The Island, de Michael Bay
2004: En bonne compagnie, de Paul Weitz
2004: The Perfect score, de Brian Robbins
2004: A love song for Bobby Long, de Shainee Gabel
2003: A good woman, de Mike Barker
2002: La Jeune fille à la perle, de Peter Webber
2002: Lost in Translation, de Sofia Coppola
2001: Arac attack, les monstres à huit pattes, de Ellory Elkayem
2001: Ghost world, de Terry Zwigoff
2001: American rhapsody, de Eva Gardos
2001: The Barber : l'homme qui n'était pas là, de Joel Coen
1998: L'Homme qui murmurait a l'oreille des chevaux, de Robert Redford
1997: Maman, je m'occupe des méchants, de Raja Gosnell
1994: L'Irrésistible North, de Rob Reiner
1994: Juste Cause, de Arne Glimcher

# Online seit Sonntag, 28. Mai, 2006 um 08:11

Geändert am Sonntag, 28. Mai, 2006 um 09:03

David Fincher

David Fincher
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BIOGRAPHIE:

C'est dès l'âge de huit ans que David Fincher se lance dans cinéma en réalisant de nombreux films dans le cadre familial. Passionné par le travail de George Lucas, il intègre dix ans plus tard la société d'effets spéciaux de son modèle, Industrial, Light and Magic.

Durant ses quatre années passé chez ILM, David Fincher travaille sur les effets spéciaux du "Le Retour du Jedi", d'"Indiana Jones et le Temple maudit" ou de "L' Histoire sans fin". Fort de cet acquis, il se spécialise ensuite dans la réalisation de publicités et de clips musicaux et crée sa propre société de production, Propaganda Films. Son travail pour la marque Nike et pour des artistes comme Madonna, Aerosmith ou les Rolling Stones ne tarde pas alors à l'imposer.

A 29 ans, David Fincher signe avec la 20th Century Fox pour mettre en scène son premier long métrage, "Alien 3", troisième volet de la saga fantastique emmenée par Sigourney Weaver. Affichant un style très sombre et une mise en scène virtuose, David Fincher est néanmoins freiné par le studio qui ne lui donne pas une totale libérté d'action.

Déterminé à acquérir une totale liberté de création son projet suivant, David Fincher s'engage avec une petite société de production indépendante de l'époque, New Line Cinema, pour signer le thriller "Seven "en 1995. Basé sur un scénario d'Andrew Kevin Walker, le film devient instantanément un classique du film de serial-killer. Mettant en vedette Brad Pitt et Morgan Freeman, ce film extrêmement sombre pose un regard désespéré sur la société.

Après le choc "Seven", David Fincher prend tout le monde à contre-pied en réalisant deux ans plus tard "The Game". Thriller manipulateur porté par Michael Douglas, le film ne remporte pas le même succès critique et public. David Fincher y creuse un peu plus une oeuvre désanchantée sur le monde contemporain.

Remis de l'échec relatif de "The game", il s'attaque à la réalisation de "Fight club". Adapation d'un roman de Chuck Palahniuk, le film, qui sort en 1999, s'affiche comme une violente parabole contre la société de consommation (via la création de "clubs de combats" pour hommes). Le réalisateur retrouve pour l'occasion Brad Pitt et confie à Edward Norton le rôle principal. Objet de scandale mais également de culte, "Fight club" ne laisse personne indifférent.

Visiblement désireux de ne pas se replonger dans une oeuvre aussi polémique, David Fincher réalise en 2002 "Panic room", un thriller très classique sous la forme d'un huit-clos et dans lequel évoluent notamment Jodie Foster et Forest Whitaker


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AVIS:

David Fincher est un grand réalisateur, possédant son propre style. Spécialiste des thrillers angoissants, il arrive néanmoins à distribuer à ses films sa vision personnelle de la société. En ce sens, il se détache des grands studios Hollywoodiens, afin de jouir d'une totale liberté. Il en ressort de ses films une grande originalité tant par le scénario, que par la réalisation, accompagnée de sa conception de la société. Ses films séduit donc par la touche personnelle qu'il insinue dans chacun de ces films, se démarquant alors des thrillers plus "Hollywoodiens".


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FILMOGRAPHIE:

2006: Torso
2005: Zodiac
2005: The Curious case of Benjamin Button
2001: Panic room
1999: Fight club
1997: The Game
1995: Seven
1992: Alien 3

# Online seit Sonntag, 28. Mai, 2006 um 08:54

Geändert am Sonntag, 28. Mai, 2006 um 09:06

Palmares: festival de Cannes 2006

Palmares: festival de Cannes 2006
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Cannes est la capitale mondiale de l'art cinématographique. Chaque année, le Festival de Cannes offre un rendez-vous incontournable : distributeurs, producteurs, réalisateurs, acteurs, techniciens et médias, au total plus de 30 000 professionnels et près de 200 000 personnes se retrouvent pour 900 projections au Palais et de nombreuses manifestations cinématographiques.


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59° édition du festival de Cannes


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CONTITUTION DU JURY :


- Elia SULEIMAN- Helena BONHAM CARTER, Comédienne
- Lucrecia MARTEL
- Monica BELLUCCI, Comédienne
- Patrice LECONTE, Réalisateur
- Samuel Lee JACKSON, Comédien
- Tim ROTH, Comédien, Réalisateur
- ZHANG Ziyi, Comédienne

Présidé par WONG Kar-Wai, Réalisateur

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LONGS METRAGES EN COMPETITION :


- BABEL réalisé par Alejandro González IÑÁRRITU
- BUENOS AIRES 1977 réalisé par Israel Adrián CAETANO
- LE LABYRINTHE DE PAN réalisé par Guillermo DEL TORO
- FAST FOOD NATION réalisé par Richard LINKLATER
- FLANDRES réalisé par Bruno DUMONT
- LES CLIMATS réalisé par Nuri Bilge CEYLAN
- LE CAIMAN réalisé par Nanni MORETTI
- INDIGÈNES réalisé par Rachid BOUCHAREB
- EN AVANT, JEUNESSE ! réalisé par Pedro COSTA
- LA RAISON DU PLUS FAIBLE réalisé par Lucas BELVAUX
- LES LUMIÈRES DU FAUBOURG réalisé par Aki KAURISMÄKI
- L'AMI DE LA FAMILLE réalisé par Paolo SORRENTINO
- MARIE ANTOINETTE réalisé par Sofia COPPOLA
- QUAND J'ÉTAIS CHANTEUR réalisé par Xavier GIANNOLI
- RED ROAD réalisé par Andrea ARNOLD
- SELON CHARLIE réalisé par Nicole GARCIA
- SOUTHLAND TALES réalisé par Richard KELLY
- PALAIS D'ÉTÉ réalisé par LOU Ye
- LE VENT SE LEVE réalisé par Ken LOACH
- VOLVER réalisé par Pedro ALMODOVAR




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LE PALMARES :



- Palme d'Or : "Le Vent se Lève" de Ken Loach

- Grand Prix : "Flandres" de Bruno Dumont

- Prix du scénario : Pedro Almodóvar pour "Volver"

- Prix de la mise en scène : "Babel" de Alejandro González Iñárritu

- Prix d'interprétation masculine : Jamel Debbouze, Samy Naceri, Sami Bouajila, Roschdy Zem et Bernard Blancan pour "Indigènes" de Rachid Bouchareb

- Prix d'interprétation féminine : Penélope Cruz, Carmen Maura, Lola Dueñas, Chus Lampreave, Yohana Cobo et Blanca Portillo pour "Volver" de Pedro Almodóvar

- Prix du Jury : "Red Road" de Andrea Arnold

# Online seit Montag, 29. Mai, 2006 um 06:07

Geändert am Montag, 29. Mai, 2006 um 07:50

Sexe intentions

Sexe intentions
Date de sortie: 23 Juin 1999
Réalisateur: Roger Kumble
Casting: Ryan Phillippe, Sarah Michelle Gellar, Reese Witherspoon
Film américain.
Genre: Comédie dramatique
Durée: 1h 37min.
Année de production: 1998
Titre original: Cruel Intentions


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SYNOPSIS:

Sebastian Valmont et Kathryn Merteuil sont frères et s½urs par alliance, et trouvent un malin plaisir dans les provocations et les fréquents défis pervers qu'ils se lancent mutuellement. C'est ainsi, que l'on va suivre deux histoires en parallèle.
D'une part, Kathryn vient de se faire lâcher par Court Reynolds, qui est littéralement tombé amoureux Cecile Caldwell, une jeune fille naïve et candide dont la vie est dirigée par sa mère. Se faisant, passé pour une jeune fille modèle, Kathryn se voit confier la tâche d'éduquer la jeune fille, se servant alors d'elle pour se venger.
D'autre part, Sebastian, assure à Kathryn qu'il sera prochainement en mesure de dépuceler Annette Hargrove, fille du prochain directeur de l'école et qui vient d'affirmer publiquement sa virginité et sa volonté de le rester. Sebastian, lassé de toutes ses conquêtes facile, voit alors une nouvelle source de pari avec sa chère s½ur. Si elle gagne, Sebastian se verra contraint de lui laisser son magnifique cabriolet. Si c'est lui qui gagne alors Kathryn sera à lui, la durée d'une nuit. C'était sans compter sur l'irruption inattendue de l'amour, qui va jouer les troubles fêtes.


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AVIS:

LE REALISATEUR

Loin des teenage-movies, auxquels on a l'habitude de voir à l'affiche depuis la vague "American Pie", Roger Kumble se propose de revisiter les "liaisons dangereuses" de Laclos, dans le cadre contemporain. Roger Kumble, réalisateur peu connu a été notamment le scénariste de "Mary à tout prix" des frère Farrely et de "Dumb et Dumber" avant de s'essayer à la réalisation avec "Sexe intentions" puis "'Allumeuses!" avec Cameron Diaz et "Just friends". Une filmographie pas franchement à son avantage donc. Néanmoins avec "Sexe intentions", le réalisateur s'en tire plutôt bien.

PERSONNAGES

Le film débute admirablement bien. Générique effréné, avec une caméra plongeante et balayant New York sur toute sa surface avant de se poser sur une voiture de luxe. Première rencontre avec Sebastian, qui se perpétue jusque dans le cabinet d'une psychologue. Cette scène n'est qu'un prétexte pour esquisser le caractère très complexe de Sebastian, qui se révèle bien vite être un jeune homme intelligent et énigmatique, mais éminemment prétentieux, arrogant voire mégalomane. Son intérêt se centrant exclusivement sur lui-même et sa réputation, il se fout bien de savoir le mal qu'il peut engendrer sur ses "victimes". Manipulateur à souhait, il sait articuler les mots pour séduire. Si dans la première partie du film, il s'avère être méprisant, hautain et inébranlable, on découvrira par la suite un tout autre visage de Sébastian beaucoup plus humain et pourvu de sensibilité.

Kathryn, sa reproduction féminine est une fille qui derrière son masque de fille modèle et coincée qu'elle laisse paraître, présente un caractère tout autre. Venimeuse, sulfureuse et médisante, elle est comme sont frère dépourvu de tout principes moraux. Son esprit libertin et acrimonieux fait d'elle une véritable garce, refusant la défaite.

Tous deux entretiennent une relation plus qu'ambiguë, continûment basée sur les confrontations, les provocations et les défis. Issus de la haute société américaine, ils sont prêts à tout pour arriver à leur fin, n'hésitant pas à instrumentaliser l'individu quel qu'il soit, chantage, trahison et vengeance ne leur font pas peur. Bien au contraire, cela les excite.

SCENARIO

Bien que le scénario soit assez compliqué, il est pourtant bien exploité par le cinéaste. Vengeances machiavéliques et plans perfides rythment le film, on est alors pris en tenaille au milieu de leurs vicieux projets. On pourra cependant regretter une certaine surenchère du réalisateur, lassant quelque peu le spectateur peu avant que l'histoire d'amour se mette en place. Cependant, le spectateur reste concerné par cette véritable trame dramatique.Comme le souligne le titre, il y a du sexe, beaucoup de sexe, toutefois celui-ci n'est présent que dans les dialogues. Ainsi, répliques juteuses et dialogues percutants sont de la partie, ce qui pourrait en choquer certains, car c'est parfois franchement poussé.

SATYRE

L'humour noir, qui habite le film est au service de la satyre de la jeunesse dorée américaine. En effet, le cinéaste attire l'attention sur la décadence de la jeunesse américaine, qui trouve leur satisfaction dans l'argent, le sexe et la drogue mais qui démontre en conséquence un certain mal-être. Film également moraliste de part la fin qui nous prouve qu'à force de jouer avec les sentiments d'autrui, on le paie un jour. L'amour n'est pas un jeu.

REALISATION

Quant à la réalisation, le cinéaste fait de perpétuel aller/retour entre le jeu de séduction de Sébastian avec Annette et la vengeance de Catheryn, nous permettant de suivre à tour de rôle leurs "exploits" respectifs, aiguillonnant à plaisir notre curiosité. Dans la deuxième partie, la caméra semble capter les émotions nouvelles de Sébastian, pour affirmer son changement.
L'atmosphère est plutôt à la perfidie et au machiavélisme, portée par une perpétuelle musique classique de fond, qui accompagne les moments de confrontations avec Catheryn et s'amplifie en synergie avec l'augmentation de l'intensité de certaines scènes.
Les décors sont magnifiques, la photo glisse de teintes sombres dans les scènes d'intérieur à la clarté dans les scènes d'extérieur.

CONCLUSION

En conclusion, ce film est provocateur, jalonné de répliques mordantes et de scènes chocs, tout ça pour nous dépeindre la déchéance de cette jeunesse superficielle New Yorkaise. L'histoire est bien cousue malgré quelques longueurs, il en reste captivant. Un film qui reste à part dans le monde cinématographique, un film culte pour beaucoup.


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NOTE:

14.5/20

# Online seit Dienstag, 30. Mai, 2006 um 04:58

Geändert am Dienstag, 30. Mai, 2006 um 05:29

Le crime farpait

Le crime farpait
Date de sortie: 11 Mai 2005
Réalisateur: Alex de la Iglesia
Casting: Guillermo Toledo, Monica Cervera, Luis Varela
Film espagnol, italien, français.
Genre: Comédie
Durée: 1h 44min.
Année de production: 2004
Titre original: Crimen Ferpecto



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SYNOPSIS:

Rafael, est un homme séduisant qui joue de ses charmes aussi bien pour appâter de nombreuse femmes qu'auprès de ses clientes, dans un but professionnel. Étant, chef de vente du rayon féminin, il doit user de son aisance auprès des femmes pour concurrencer Don Antonio, chef du rayon masculin, qui est selon toute apparence plus tenté de déshabiller les hommes que de les habiller. Tout deux sont rivaux quant au poste de chef d'exploitation. Seulement voilà, Don Antonio est promu chef d'exploitation au détriment de Rafael, s'ensuit alors une bagarre entre les deux hommes. Don Antonio trépasse à la grande surprise de Rafael. Lourdes, une des vendeuses du rayon parfumerie, qui n'est en aucun cas pourvu d'un physique avantageux, assiste à la scène, et tire alors parti de cette scène pour mettre la main sur Rafael, qui plus attelé à reluquer les jolies femmes ne l'avait seulement jamais remarqué. Au grand dam de Rafael, Lourdes menace de tout dévoiler à la police, s'il ne s'emploie pas tout de suite à lui faire plaisir.


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AVIS:

Le crime farpait est de ces films subversif, dérangeant, factieux dans lequel l'humour se mêle au morbide. Ce cocktail, allié à un scénario inventif et riche en rebondissements le rend terriblement jouissif.

LE PERSONNAGE:

Dès le générique, on fait la rencontre de Rafael à l'aide d'une caméra déambulant secrètement dans son appartement, la femme nue sur son lit, les bouteilles d'alcool dressées sur le sol, l'inordination de l'appartement laisse entrevoir le caractère de Rafael que l'on découvre alors pour la première fois, nu.
Une fois que la caméra aura capté ce personnage, elle ne le lâchera que très rarement. Dès lors, Rafael s'abandonne à la caméra pour nous éclairer sur son quotidien, sur son travail, sa façon de concevoir la vie, ses ambitions... Ce monologue, s'apparentant à des parodies de pub ou de séries mélodramatiques. Ceci est nettement ostensible lors de la présentation de chaque personne participant à son quotidien professionnel, toujours sur un ton sarcastique. Dès les premières paroles prononcées, on saisit le caractère à peine immodeste, présomptueux et outrecuidant du personnage. Ce caractère sauvage et cruel se marie parfaitement avec le métaphore animale à laquelle il a recours, pour expliquer sa vision des femmes et de la vente. Associant, ses clientes à des proies, il se doit de recourir à son instinct embobelineur et manipulateur pour arriver à ses fins. Ainsi, la mise en scène est parfaite, le cinéaste immergeant le spectateur dans l'univers du personnage pour mieux préparer sa décrépitude.

Les premières scènes sont également l'occasion pour le réalisateur de mettre en place la rivalité entre Rafael et Don Antonio en jouant sur les dissemblances, mais tout deux étant attirés par un seul et même projet. La rivalité étant matérialisée par un tapis rouge, délimitant l'espace de rendement respectif.

Lorsque Lourdes, apparaît dans sa vie, son univers s'effondre. Devenu dépendant de Lourdes, qui ne cesse de faire pression sur lui. La vie plutôt libertaire du personnage ne devient alors qu'assujettissement. Ainsi, dans la deuxième partie du film, le réalisateur se complait à nous exhiber son calvaire, qui n'en finit plus. Il prend en effet un malin plaisir à détruire son personnage à petit feu, centrant son intrigue sur les tourments de Rafael. Prisonnier, de Lourdes, le cinéaste s'attache à nous décrire son calvaire, introduisant en lui la folie. Lourdes a pris le pouvoir, ceci est manifeste avec une scène miroir (Lourdes tout comme Rafael au début du film marche le long du tapis rouge en serrant les mains des vendeuses, recueillant toutes les gloires). Le personnage de Rafael est donc passé de l'aisance, vers la cruauté, à la folie, la décadence de sa vie est significative.

SCENARIO

Histoire linéaire, scénario inventif et dialogues cinglants qualifient ce film si particulier dans le monde cinématographique.

REALISATION

Quant à la réalisation, elle est plutôt du côté du dynamisme. Elle suit le personnage au fil de son évolution. Elle semble de ce fait capter à tout moment ses pensés, ses regards, ses expressions, ses émotions... C'est donc à une caméra subjective auquelle on a affaire, les gros plans sur le personnage de Rafael en légère contre plongés sont de mises. Ceci, pour intensifier le comportement conquérant du personnage, principalement dans la première partie du film. La forme et le fond sont ainsi intimement liés. De plus, lorsque le personnage sombre peu à peu dans la folie, la paranoïa, la caméra virevolte dans le dessein d'amplifier les tourments de notre personnage. Lorsque la caméra n'est pas orientée vers le Rafael, c'est très fréquemment, à travers des yeux de ce personnage que le cinéaste nous présente les plans. Les plans, sont d'ailleurs parfaitement travaillés et véritablement bien pensés.

ATMOSPHERE

Le ton est au cynisme, humour noir, et scènes dissonantes sont conséquemment de la partie. Le tout baigné dans une atmosphère suffocante et fuligineuse. La musique omniprésente participe ardemment à l'agencement de cette atmosphère notable. Le cinéaste a donc pris soin d'octroyer à son film un climat tendant vers l'inquiétant, l'équivoque et le lugubre, donnant une réelle dimension à ce film.

SATIRE

Toutefois, le crime farpait est bien plus qu'une comédie noire, il est une critique mordante de la société de consommation dans laquelle le culte de l'apparence est inéluctable. Rafael est naturellement une caricature, un homme mégalomane, misogyne et médisant à outrance pour d'autant plus détruire cette société, qui voue un culte particulier au superficiel.

CONCLUSION

En bref, le crime farpait navigue entre la comédie noire, le thriller et la critique sociale, cette association conférant au film un statut particulier. Film rythmé, qui tient la cadence de bout en bout, personnellement je ne me suis ennuyée à aucun moment. Le film est teinté d'une atmosphère oppressante, dans laquelle le spectateur est plongée pour n'en ressortir que lorsque le générique de fin fait son apparition. Un film assurément drôle hilarant, qui trouve sa force dans les situations piquantes à tout rompre.


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NOTE:

15/20

# Online seit Donnerstag, 01. Juni, 2006 um 13:43